Réversibilité du processus de dénervation dopaminergique putaminale (DDP) au cours d’un syndrome parkinsonien (SP) ? : cas clinique avec imageries du transporteur de dopamine (DAT) - 13/03/15
, Dominique Gayraud 1, Jean-Baptiste Puech 2, Philippe Desvignes 2, Serge Siles 2, Bernadette Bonnefoi 1Résumé |
Introduction |
La dénervation dopaminergique putaminale caractérise les syndromes parkinsoniens dégénératifs : elle est réputée progressive et irréversible. L’imagerie du transporteur de dopamine en apporte une semi-quantification in vivo.
Observation |
Une femme née en 1942 ayant débuté en 2009 un trouble de la marche progressif sur 2ans, puis chutes, micrographie, dysphagie et troubles moteurs du sommeil paradoxal. L’examen en mai 2011 notait un syndrome akinéto rigide symétrique, un peu d’ataxie axiale avec hypotension orthostatique. L’IRM cérébrale était peu contributive et le MMS à 30/30. Un diagnostic de MSA possible a été évoqué et un traitement par L-Dopa débuté à dose progressive sans pouvoir dépasser 150mg/j pour nausées. Le 5/1/12, le score URSP off était à 18/108 ; l’imagerie au DATscan retrouvait une dénervation dopaminergique (ratios putamen/occipital 0,47 à G et 0,64 à D). Le suivi ultérieur a montré une mauvaise tolérance (nausées et hypotension) à la L-Dopa limitant la dose à 300mg/j. L’état clinique ayant montré une nette régression des signes moteurs parkinsoniens, la L-Dopa a été réduite peu à peu à 150mg/j en décembre 2013 et stoppée en juin 2014, sans voir revenir les symptômes moteurs. Cette évolution clinique inattendue a conduit à réaliser une 2e imagerie au DAT scan (mêmes caméra, procédure et médecin nucléaire) le 16/10/14 retrouvant une nette atténuation de la dénervation dopaminergique (ratios putamen/occipital 1,49 à G et 1,40 à D).
Discussion |
Au cours de l’évolution des SP dégénératifs, une bonne corrélation entre le handicap moteur clinique et la dénervation dopaminergique (en imagerie du DAT) a été rapportée en études longitudinales (Tolosa E et al. Mov Disord 2007 ;16:2346–51 ; Nandhagopal R et al. Brain 2009;132:2970–9), confirmant globalement la progression irréversible de la dénervation putaminale, mais les données individuelles montrent quelques atténuations de celle-ci.
Conclusion |
Devant une rémission clinique persistant après arrêt du traitement dopaminergique au cours de SP présumé dégénératif, l’imagerie du DAT permet d’apprécier l’éventuelle réversibilité partielle de la DDP.
Informations complémentaires |
Merci à GE Healthcare : logiciel de semi-quantification, relecture centralisée.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Datscan, Parkinson (maladie de), Putamen
Plan
Vol 171 - N° S1
P. A11 - avril 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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