Quand penser à une affection neuromusculaire devant une fatigabilité ? - 13/03/15
Résumé |
On évoquera une myopathie métabolique sur les arguments suivants : début dans l’enfance/adolescence, intolérance à l’effort associant perte en puissance, myalgies, essoufflement, et éventuellement rhabdomyolyse. Devant une intolérance à l’effort court, la présence d’un second souffle, on soupçonnera la glycogénose de McArdle. L’absence d’élévation des lactates à l’effort est en faveur du diagnostic, confirmé par la biopsie musculaire ou la génétique moléculaire. D’autres affections induisent une intolérance à l’effort court : d’autres glycogénoses, des mitochondriopathies, une dystrophie pseudométabolique. En cas d’intolérance à l’effort long, au jeûne, à la fièvre, et surtout d’épisodes de rhabdomyolyse au 1er plan, on évoquera un déficit en carnitine-palmityl transferase 2, confirmé par le profil des acylcarnitines, le dosage enzymatique sur lymphocytes ou la biologie moléculaire. Si le déficit en CPT est éliminé, rechercher un déficit en VLCAD. D’autres myopathies génétiques se manifestent par une intolérance à l’effort : le syndrome de Brody (silence électrique à l’EMG), une forme métabolique de myopathie liée au gène RYR1 (mutation dans le muscle).
En faveur d’une myasthénie, on retiendra : une apparition récente, l’aggravation par l’effort, l’évolution par poussées, la présence de signes oculaires et/ou bulbaires. Le diagnostic sera confirmé par la présence d’un décrément, d’anticorps anti-RACh, anti-MuSK, la réponse aux anticholinestérasiques.
D’autres causes plus rares seront discutées.
Informations complémentaires : AFM.
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Vol 171 - N° S1
P. A191 - avril 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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