Le refus de soin : forces et faiblesses du consentement - 18/03/15

, D. Boury b
, T. Danel c
, L. Demailly d
, V. Dujardin e
, C. Ethuin f
, F. Lequin g
, F.-R. Pruvot h
, A. Racine i
, P. Valette j
, S. Vandoolaeghe k
, B. Weil i
, S. Weill g 
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Résumé |
Le consentement occupe une place centrale dans le déroulement des soins d’un point de vue clinique, juridique et éthique. La pratique du soin en psychiatrie en mesure les effets bien que la psychiatrie ne soit pas la seule discipline concernée. Néanmoins, la notion de consentement est-elle capable de porter les ambitions qu’on lui prête ? La notion de refus de soin éclaire ces différents problèmes. En effet, le refus de soin n’est pas simplement un obstacle aux soins : quelle valeur peut-on accorder à un consentement si négocier est impossible, si refuser les soins n’est pas envisageable ? Cet angle d’approche permet de préciser les caractéristiques immanentes au consentement. Il met aussi en évidence certaines représentations erronées du consentement, ainsi que les formes de quasi contrainte qui caractérisent les faux consentements, les consentements extorqués, les désaccords non exprimés ou mal écoutés. C’est dans une perspective critique que seront envisagées les faiblesses et les limites de la notion de consentement. C’est aussi pourquoi nous aurons recours au moment du refus de soin. Ce temps n’est peut-être pas à redouter et il aide à concevoir un usage restreint et pertinent du consentement. Consentir à des soins nécessite des temps de négociation, sur la base d’une dynamique relationnelle, afin d’aboutir à des accords sur les soins.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The act of giving consent plays a primordial role in the delivery of care as perceived from a clinical, legal or ethical standpoint. Recourse to psychiatric care measures the effects even though psychiatry is not the only discipline concerned. Nevertheless, can it be said that the concept of consent truly achieves its supposed ambitions? The notion of refusing care sheds light on these varying problems. Indeed, refusing care is not simply an obstacle to receiving care: what value can be granted to giving consent if it is not possible to negotiate the issue, or if refusing care is not a viable option? This perspective enables giving the precise immanent characteristics for consent. It also highlights certain misrepresentations concerning consent, together with types of almost formal constraint that are seen in cases of false consent, consent given by force, and disagreements that are not expressed directly or misinterpreted. It is through a critical perspective that the weaknesses and limits to the notion of consent will be considered. It is also the reason why we resort to this at the very moment when refusal of care occurs. Maybe this moment should not be considered as negative, and it does help in formulating a limited and pertinent use of the consent. Consenting to care involves a negotiation period that relies on a basis of relational dynamics, with a view to obtaining acceptance for care.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Refus de soin, Consentement, Négociation, Éthique, Contrainte
Keywords : Refusal of care, Consent, Negotiation, Ethics, Constraint
Plan
Vol 12 - N° 1
P. 56-63 - mars 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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