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Étude préliminaire sur les processus d'ajustement face à la douleur au cours du Sida - 28/02/08

Doi : JTCC-11-2000-10-4-1155-1704-101019-ART2 

Ph. Dupain

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Abstract

La prévalence de la douleur dans l'infection à VIH est de 28 à 80 % (Singer, 1993 ; Breitbart, 1996 ; Hewitt, 1997). Ce sont plutôt des douleurs viscérales ou neurogènes qui s'accroissent avec l'évolution de la maladie. Si depuis les nouvelles thérapies (HAART, 1996), la mortalité et la morbidité ont diminué, les symptômes douloureux restent liés aux effets secondaires des traitements, posant ainsi des difficultés d'observance.

Nous avons effectué, en 1996, une étude clinique dans deux services de la région parisienne (Hôpitaux de Gonesse et d'Avicenne).

À partir d'autoquestionnaires (QDSA, BDI-13, STAI-YB,WCCL-42) nous avons distingué un groupe douloureux (EVA > 5) (n = 6) et un groupe non douloureux (EVA = 0) (n = 5). Pour le groupe douloureux, les scores moyens de coping centré sur le problème (m = 25) sont moins élevés que dans l'autre groupe (m = 30,4) (NS. p < 0,28).

On ne trouve pas de différence significative au niveau de l'anxiété-trait (STAI-YB), de la dépression (BDI-13) et de la qualité de vie même si celle-ci reste altérée dans l'ensemble.

Si des enquêtes (Remaides, 1999) et des études sur la prise en charge de la douleur font apparaître des insuffisances (McCormack, 1993 ; Larue, 1997), on peut penser qu'une plus grande attention des cliniciens portée à la douleur au cours du sida permettrait de diminuer les processus de coping centrés sur l'émotion qui semblent liés à un moindre ajustement devant la douleur.

Dans le cadre de l'infection à VIH, comme dans celui de la douleur chronique, nous soulignons l'intérêt d'une approche psychologique orientée sur la dimension affective liée à la douleur à travers diverses techniques (relaxation, hypnose, thérapies cognitives) plus sensible au changement que la dimension sensorielle comme le souligne des recherches expérimentales (Clerici et al. , 1993 ; Rainville et al. , 1997).

Abstract

Preliminary study of adjustment processes used by aids patients to cope with pain

The prevalence of pain in HIV disease varies from 28 % to 80 % (Singer E.J., 1993 ; Breitbart W., 1996 ; Hewitt D., 1997). Visceral or neurogenic pain predominates and tends to worsen with progression to AIDS. Since the implementation of highly active antiretroviral therapy (HAART) in 1996, morbidity and mortality have decreased dramatically but pain symptoms continue to persist, frequently related to side effects and making it difficult for patients to fully comply with treatment.

In 1996, we conducted a clinical study in two medical centers near Paris, Gonesse and Avicenne (Bobigny).

Self-administered questionnaires (QDSA, BDI-13, STAI-YB,WCCL-42) distinguished two groups, a pain group (VAS 5) (n = 6) and a pain free group (VAS = 0) (n = 5). Mean score for problem-focused coping with pain was lower in the pain group (m = 25) than in the pain free group (m = 30.4) (p < 0.28, NS).

There was no significant difference for anxiety (STAY-YB), depression (BDI-13) or quality of life although quality of life was indeed affected in all subjects.

Since surveys (Remaides, 1999) and pain-management studies (McCormack J.P.,1993; Larue F.,1997) have demonstrated an underestimation and an under-treatment of pain, it would be reasonable to assume that greater attention to pain management in AIDS patients could help them diminish their use of emotion-centered coping processes that appear to be less adaptive for coping with pain.

In HIV disease or in chronic pain syndrome, we emphasize the important contribution of a psychological intervention focusing on the affective dimension of pain using diverse techniques ( e.g. relaxation, hypnosis, cognitives therapies) that are more sensitive to the sensorial dimension of pain as demonstrated by recent research (Clerici et al. 1993; Rainville et al. 1997).


Mots clés : douleur. , sida. , autoquestionnaires. , « coping » centré sur le problème.

Keywords: pain. , aids. , self questionnaire. , problem focus coping.


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Vol 10 - N° 4

P. 129-135 - novembre 2000 Retour au numéro
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