Choriorétinite séreuse centrale secondaire à une corticothérapie inhalée par béclométasone : à propos d’un cas - 04/04/15
, G. Simon, M. Waked, D. Nouar, E. Bourdais, C. Hoarau| pages | 2 |
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Résumé |
Introduction |
La choriorétinite séreuse centrale (CRSC) est une maladie oculaire fréquente dont la physiopathologie est mal connue. L’hypercortisolisme endogène ou exogène pourrait être imputable. De nombreux cas ont été décrits secondairement à des corticothérapies par voie systémique ou nasale.
Résultats |
Nous présentons le cas d’un patient de 32ans, atteint d’un asthme allergique avec sensibilisation aux pollens de graminées, bouleau, chat et acariens. Alors que sa pathologie ne nécessitait pas de traitement de fond, il présente une exacerbation de son asthme, suite à l’acquisition d’un chat. Cela conduit à l’introduction d’un traitement par innovair 100/6ug (association de béclométasone et formoterol) et kestin (ebastine). Après 2mois, une baisse d’acuité visuelle l’amène à consulter aux urgences ophtalmiques où le diagnostic de CRSC est posé. L’innovair est stoppé avec une évolution favorable de l’atteinte ophtalmique. Un avis de la pharmacovigilance confirme l’imputabilité de la corticothérapie inhalée, en l’absence de toute autre corticothérapie par une autre voie d’administration. Après arrêt de la corticothérapie, le contrôle de l’asthme devient difficile malgré un traitement par théophylline, antihistaminique et bronchodilatateurs.
Discussion |
La physiopathologie de la CRSC secondaire aux corticoïdes est mal connue. Les corticoïdes affecteraient la vascularisation choroïdienne par une augmentation de la fragilité capillaire et une hyperperméabilité vasculaire mais sans mécanisme immuno-allergique rapporté. Après une CRSC imputable aux corticoïdes, se pose la question de la reprise des corticoïdes dans le cadre d’un asthme, mais aucune donnée de la littérature ne permet d’imputer un glucocorticoïde plutôt qu’un autre. En cas de contre indication formelle de tous les corticoïdes, la mise en place d’un traitement par omalizumab pourrait se discuter.
Conclusion |
Une corticothérapie par voie inhalée peut favoriser l’apparition d’une CRSC. L’arrêt de la corticothérapie permet une régression de la pathologie ophtalmique mais pose le problème de la contre indication d’une classe thérapeutique essentielle dans le contrôle de l’asthme.
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Vol 55 - N° 3
P. 243-244 - avril 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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