P044 Impact de la précarité dans l’évolution ou la prise en charge du diabète pendant la grossesse - 05/04/15
, M. Fysekidis 2, E. Lacquement 3, C. Cheikh 4, C. Pilain 3, G. Hatem 3Résumé |
Objectif |
La précarité rend plus fréquentes et plus graves certaines pathologies. Nous avons étudié le niveau et l’impact de la précarité chez les patientes venant en consultation de diabétologie dans notre maternité.
Patients et méthodes |
95 patientes consécutives (Janvier -Juin 2014) ont du remplir un questionnaire de précarité (score EPICES). Elles étaient caractérisées par : âge moyen de 33 ans, 28 semaines d’aménorrhée (SA), 19 % de diabète de type 1 ou 2, G3P2, 91 % d’origine étrangère majoritairement du Maghreb, 65 % sans profession, 42 % sans adresse courriel, une prise de poids moyenne de 6,48 kg.
Résultats |
Le motif de consultation était la mise sous insuline (67 %) ou adaptation de l’insulinothérapie. 72 % des patientes étaient ou ont été mises sous insuline. Le score de précarité (80/95) moyen était de 43,7 (72,5 % précaires > 30,17). Pour 85 patientes, l’accouchement s’est déroulé à 38 SA, dont 31 % par césarienne, avec un poids de naissance (PN) de 3 368g (16 % de macrosomie). Il n’y avait pas de relation entre la précarité et l’âge, le mode d’accouchement, le motif de consultation, la présence d’une macrosomie, la décision de mise à l’insuline. Il a été noté une forte corrélation (p=0,037, β= 0,758) entre ce score et le PN, après ajustement sur les semaines d’amenhorhèe il restait une tendance (p=0,081, β = 0,508). Les taux de précarité, d’insulinothérapie, de macrosomie et de césariennes étaient supérieurs aux taux moyens de notre région 44,7 vs 35, 72 vs 28,5 %, 16 vs 11 %, et 31 vs 19,9 % respectivement (Bihan 2014)
Conclusion |
Malgré un nombre limité de patients nous notons que la population vue en consultation de diabétologie est extrêmement précaire mais ce score n’influe pas sur la mise sous insuline, le taux de césarienne même si PN semble en corrélation avec ce score.
Déclaration d’intérêt |
Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indirect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 41 - N° S1
P. A43-A44 - mars 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
