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Le crosslinking du collagène dans le kératocône - 19/05/15

Doi : 10.1016/j.jfo.2014.12.003 
L. Jouve a, b, V. Borderie a, b, C. Temstet a, b, A. Labbé b, c, d, L. Trinh c, O. Sandali a, b, E. Basli a, b, L. Laroche a, b, N. Bouheraoua a, , b
a Service d’ophtalmologie 5, Centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts, 28, rue de Charenton, 75012 Paris, France 
b Université UPMC Paris VI, UMR S 968, Institut de la vision, 17, rue Moreau, 75012 Paris, France 
c Service d’ophtalmologie 3, Centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts, 28, rue de Charenton, 75012 Paris, France 
d Service d’ophtalmologie, hôpital Ambroise-Paré, AP–HP, 9, avenue Charles-De-Gaulle, 92100 Boulogne-Billancourt, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Le crosslinking (CXL) du collagène est actuellement le seul traitement permettant de ralentir, voire de stopper l’évolution d’un kératocône. Il utilise la riboflavine et les ultraviolets A (UVA) afin de créer des ponts (crosslinks) entre les lamelles de collagène stromal, rigidifiant ainsi les cornées kératoconiques. Actuellement, le protocole conventionnel de CXL est le seul à avoir prouvé son efficacité et son innocuité, bien qu’au niveau histologique aucun crosslink n’ait été mis en évidence. Il est indiqué dans les kératocônes évolutifs ayant une pachymétrie (hors épithélium) minimale d’au moins 400μm. Il est fortement recommandé de le réaliser le plus rapidement possible chez les patients atteints de kératocône et âgés de moins de 18ans, et sur les ectasies post-LASIK. Nécessitant une désépithélialisation, il peut être responsable de complications, telles que des infections cornéennes ou des cicatrices stromales, néanmoins celles-ci sont rares. De nouveaux protocoles sont actuellement à l’étude pour le CXL et permettraient de diminuer la fréquence de ces complications. Associé à d’autres traitements (anneaux intracornéens ou photokératectomie réfractive), le CXL du collagène permettrait d’améliorer la qualité visuelle des patients atteints de kératocône. Enfin, les indications du CXL pourraient s’étendre dans l’avenir puisqu’il a également montré de bons résultats dans le traitement des kératites infectieuses et de l’œdème cornéen.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Corneal collagen crosslinking (CXL) is, at present, the only treatment that can slow or even stop the progression of keratoconus. It uses riboflavin and ultraviolet A (UVA) to create covalent bonds (“crosslinks”) between collagen fibrils thus increasing corneal rigidity. Although to date there has been no direct evidence of intrastromal corneal crosslinking, several studies have reported the safety and efficacy of the conventional CXL protocol. This protocol is indicated for progressive keratoconus with a minimal corneal thickness (without the epithelium) of at least 400μm. It should be performed as early as possible in patients under 18 years with keratoconus or with post-LASIK ectasia. Because of the epithelial debridement, it may rarely induce complications such as infectious keratitis or stromal scars. A variety of new protocols is under investigation and may reduce the rate of these complications. In addition, combination of CXL with other surgical treatments (intracorneal ring segments or photorefractive keratectomy) may improve visual outcomes in patients with keratoconus. Finally, the antimicrobial and anti-edematous properties of CXL have been shown, suggesting new therapeutic indications of this procedure such as infectious keratitis or stromal edema in the future.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Crosslinking, Kératocône, Cornée

Keywords : Crosslinking, Keratoconus, Cornea


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Vol 38 - N° 5

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