Sofosbuvir/daclatasvir chez les patients co-infectés VIH/VHC avec une fibrose hépatique extensive : efficacité, tolérance et interactions pharmacologiques avec les antirétroviraux - 20/05/15

COREVIH PACA EST
Résumé |
Introduction |
Malgré la disponibilité des molécules et des recommandations permettant l’utilisation de l’association sofosbuvir (SOF) (inhibiteur pangénotypique de la NS5B du VHC) plus daclatasvir (DCV) (inhibiteur de la NS5A) chez les patients co-infectés VIH/VHC [1], aucune étude concernant cette population de patients n’est aujourd’hui publiée [2]. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance de cette association ainsi que les interactions potentielles avec les antirétroviraux (ART) chez les patients co-infectés VIH/VHC.
Patients et méthodes |
Étude observationnelle monocentrique chez des patients (pts) co-infectés VIH/VHC avec une fibrose hépatique extensive (Fibroscan® F3 et F4) ayant débuté un traitement par SOF 400mg QD et DCV (30, 60 ou 90mg QD) pour 24semaines. Évaluation de la tolérance et de la réponse virologique 12semaines après arrêt du traitement (RVS12). Mesure des concentrations plasmatiques résiduelles à j15 (DCV, métabolite du SOF (GSS 331007) et ART).
Résultats |
Vingt-six patients (20 hommes) d’âge médian 52ans ont été inclus : VHC génotype (G) 1a 15 pts, G1b 6 pts, G3a 3 pts, G4 2 pts ; fibrose F3 5 pts, F4 21 pts ; prétraités 85 % (PegIFN 2 pts, PegIFN/RBV x pts, PegIFN/RBV/telaprévir 3 pts). Tous recevaient un traitement anti-VIH comprenant 2 nucléosidiques et un 3e agent (anti-intégrase 8 pts, antiprotéase boostée 4 pts, non-nucléosidique 3 pts) ou une combinaison autre 11 pts. À l’inclusion, 25 pts avaient un ARN VIH<50copies/mL et des CD4 médians à XXX/mm3. Au 10/02/15 XX pts étaient évaluables pour la RVS12 : RVS12 XX pts, rechute 1 pt. Des effets indésirables grades 3–4 ont été constatés chez 4 patients (anémie, arthrite microcristalline, carcinome hépatocellulaire) ; aucun arrêt prématuré du traitement n’a été observé. Les résultats finaux et les dosages pharmacologiques des antiviraux seront présentés.
Conclusion |
Ces résultats préliminaires suggèrent une efficacité et une tolérance de l’association SOF+DCV similaire à celle observée chez les patients mono-infectés VHC. Un monitoring pharmacologique, notamment du DCV, paraît souhaitable compte tenu du manque de données concernant les interactions potentielles avec les ART.
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Vol 36 - N° S1
P. A26 - juin 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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