Épines irritatives et hyperactivité vésicale neurologique - 29/05/15
, G. Amarenco b, c| pages | 6 |
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Résumé |
Objectifs |
Décrire les interrelations entre l’hyperactivité vésicale neurogénique et le concept « d’épines irritatives ».
Méthodes |
Une étude de la littérature après une recherche Medline des articles publiés jusqu’à juillet 2014 a été effectuée. Les mots clés portaient sur l’hyperactivité vésicale neurologique et les épines irritatives.
Résultats |
L’hyperactivité vésicale, le plus souvent sous-tendue par une hyperactivité du détrusor, est le symptôme le plus communément rencontré au cours des neuro-vessies centrales (70 à 80 % au cours des lésions médullaires). Les mécanismes physiopathologiques en sont nombreux et variés. Les « épines irritatives » c’est-à-dire des stimuli cutanés nociceptifs, peuvent déterminer ou pérenniser l’hyperactivité vésicale par l’augmentation des stimulations afférentes au niveau segmentaire, particulièrement au niveau S2S3. C’est le reflet de l’exacerbation des réponses musculaires, viscérales et donc vésicales dans le territoire métamérique considéré. Ces épines irritatives ne s’observent qu’au cours des lésions neurologiques centrales par atteinte médullaire. Les études animales ont pu préciser le rôle de la perte de l’inhibition supra-segmentaire.
Conclusion |
Devant tout syndrome clinique d’hyperactivité vésicale observé chez le neurologique central, la recherche d’épines irritatives est indispensable notamment en cas de modification de la typologie clinique ou urodynamique des troubles ou encore en cas d’échappement thérapeutique particulièrement aux anticholinergiques. Le traitement est d’abord celui de la suppression de ces épines irritatives.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Objectives |
Describe the relationships between neurogenic overactive bladder and noxious stimuli.
Methods |
Relevant data from the literature were identified primarily through a Medline search of articles published through July 2014. The search terms included overactive bladder, central nervous system, noxious visceral and cutaneous stimuli.
Results |
Overactive bladder often due to overactive detrusor is the most common symptom observed in central neurogenic bladder (70 to 80% in case of spinal cord injury). Pathophysiological mechanisms are various and numerous. Noxious cutaneous stimuli may determine, or maintain, these symptoms by increased afferent inputs in segmental levels, particularly S2S3 levels, determining exaggerated visceral, muscle and bladder responses depending on this considered medullary level. These modifications are only observed in case of central neurogenic lesions secondary to spinal cord involvement. Animal researches have precised the role of lack of the supra-segmental inhibition.
Conclusions |
In presence of neurogenic overactive bladder, it is always necessary to track down noxious stimuli particularly in case of modifications of clinical or urodynamic status or when the usual treatments, generally anticholinergic drugs, have a reduced efficacy. Treatment is first focused on the suppression of these noxious cutaneous stimuli.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Hyperactivité vésicale, Hyperactivité du detrusor, Inhibition, Réflexe, Neuro-modulation
Keywords : Neurogenic overactive bladder, Overactive detrusor, Inhibition, Reflex, Neuro-modulation
Plan
Vol 25 - N° 8
P. 455-460 - juin 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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