La transillumination veineuse face à une technique traditionnelle pour la pose de la voie veineuse périphérique chez l’adulte obèse - 07/09/15
Résumé |
Introduction |
Les patients adultes obèses subissent un taux d’échec supérieur aux patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) normal pour la pose de la voie veineuse périphérique (VVP) [1]. En effet, l’obésité est un facteur prédictif de difficulté d’accès veineux périphérique [2]. Quels moyens avons-nous pour améliorer la réussite ? La transillumination veineuse est un dispositif muni de LED qui, au contact de la peau, rétro-éclaire les veines superficielles. Ce matériel est portatif avec une courbe d’apprentissage rapide. Connu en pédiatrie [3], peut-il apporter un bénéfice chez l’adulte obèse ? L’objectif est de comparer la technique de transillumination veineuse à une méthode traditionnelle pour la pose de VVP chez l’adulte obèse.
Patients et méthodes |
Nous avons mené un essai clinique non randomisé monocentrique et multi-sites (blocs opératoires) du 19 janvier au 27 mars 2015. Étaient inclus les patients ayant un IMC>30kg/m2, de 18ans et plus pris en charge en programmé. Étaient exclus les patients refusant l’utilisation de la transillumination ou pris en charge en urgence. Le CPP a classé notre recherche clinique comme non interventionnelle. Avant chaque inclusion était recherché le consentement oral du patient. Nous avons constitué un groupe témoin et un groupe transillumination. Le patient était inclus dans le groupe trans si le dispositif était présent sur site. Était relevé les caractères démographiques (genre, âge, poids, taille, IMC) et nous avons évalué la réussite de pose de VVP après 2 tentatives maximum. Était noté la taille du cathéter posé, sa localisation et la vision de la veine sur un score de 0(invisible) à 10(visibilité maximum). Les tests statistiques Student et Chi2 avec un p<0,05 sont considérés comme statistiquement significatif pour l’analyse des résultats.
Résultats |
Vingt patients inclus dans chaque groupe soit 40 au total. Les deux groupes étaient comparables avec un IMC médian groupe trans : 34,5kg/m2 (32,1–40,8) VS groupe témoin : 35,9kg/m2 (31,7–40,5). La réussite était plus élevée dans le groupe trans avec 75 % du panel perfusé dès la 1re tentative contre 60 % dans le groupe témoin (p>0,05). À la 2nde tentative, elle était toujours plus élevée dans le groupe trans : 95 % en cumulés contre 85 %(p>0,05). La vision de la veine était meilleure dans le groupe trans : score médian de 8(IIQ : 6–8,5) VS 5(IIQ : 3–6) (p=0,001). Soixante pour cent des cathéters posés étaient de 18G dans le groupe trans VS 45 % dans le groupe témoin (p>0,05).
Discussion |
Cette étude démontre que la technique de transillumination est supérieure à la méthode traditionnelle pour la visualisation de la veine (statistiquement significatif) et la réussite de la pose (mais la différence n’est pas statistiquement significative). Il semble nécessaire d’augmenter le nombre d’inclusions pour confirmer ces chiffres. Ce dispositif de transillumination pourrait avoir une place dans une check-list de base d’un bloc opératoire. Contrairement à l’échographie, il est utilisable par tous, facile d’entretien et moins onéreux. Il semble être un compromis pour une aide à la pose de la VVP potentiellement difficile comme chez le patient obèse.
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Vol 1 - N° S1
P. A326 - septembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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