Abbonarsi

Enzalutamide (Xtandi®) et interférence analytique lors du dosage de la digoxinémie - 18/08/16

Doi : 10.1016/j.toxac.2016.05.018 
M. Brunet 1, B. Lelièvre 2, F. Jegou 1, G. Le Roux 1, C. Abbara 2, A. Turcant 2, M. Bretaudeau Deguigne 1,
1 CAPTV, CHU, Angers, France 
2 Laboratoire de pharmacotoxicologie, CHU, Angers, France 

Auteur correspondant.

Benvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
L'accesso al testo integrale di questo articolo richiede un abbonamento.

pagine 2
Iconografia 0
Video 0
Altro 0

Riassunto

Introduction

L’enzalutamide (Xtandi®), inhibiteur de la voie de signalisation des récepteurs aux androgènes, est un médicament indiqué dans le traitement du cancer métastatique de la prostate et commercialisé depuis juin 2013. Nous rapportons ici 2 cas d’élévation de la digoxinémie chez des patients traités par enzalutamide.

Cas rapportés

Le 1er patient, un homme de 84ans, traité habituellement par enzalutamide, est hospitalisé pour une altération de l’état général. Une fibrillation auriculaire lente non connue est découverte et un traitement par digoxine est instauré. Au cours de l’hospitalisation, une digoxinémie suprathérapeutique (4 μg/L) conduit à la suspension du traitement. Le résultat du dosage de contrôle effectué 3jours plus tard étant toujours très élevé (3,5μg/L), l’arrêt définitif de la digoxine est décidé malgré l’absence de signe clinique ou paraclinique de surdosage. Le traitement par enzalutamide est également interrompu temporairement et le patient sort après 43jours d’hospitalisation. Le 2e patient, un homme de 84ans habituellement traité par digoxine (125μg/j) et enzalutamide (160mg/j), est hospitalisé pour altération de son état général. La concentration plasmatique de digoxine à l’admission est égale à 2,8μg/L. Malgré l’arrêt immédiat du traitement, une augmentation des digoxinémies est observée à j3 puis j7 (respectivement 3 et 3,6μg/L). Cependant aucun élément clinique ou paraclinique n’est cependant en faveur d’un surdosage : la kaliémie est normale (4,5mmol/L), la fonction rénale est normale (créatininémie 65μmol/L), le patient est asymptomatique et l’ECG est inchangé. L’hypothèse d’une possible interférence analytique lors du dosage plasmatique de la digoxine est donc évoquée par le CAPTV qui conseille un contrôle dans un 2e laboratoire.

Méthode

La digoxine a été dosée par immunochimiluminescence (CMIA®, Abbott) dans les 2 laboratoires. L’étude d’interférence a été faite par ajout d’enzalutamide sur un plasma témoin (EFS) à différentes concentrations (1, 10, 20, 40mg/L) à partir d’une capsule molle de Xtandi® (40mg) diluée dans 10mL de méthanol. La recherche d’enzalutamide dans le plasma du patient 2 a été effectuée par CLHP-UV/BD.

Résultats

La digoxinémie à j7 pour le patient 2 est identique dans les deux laboratoires (3,5 vs 3,6μg/L). L’enzalutamide est identifié dans le plasma du patient de même qu’un autre produit de même spectre UV correspondant très vraisemblablement au métabolite N-déméthylé. Les ajouts d’enzalutamide sur le plasma vierge montrent une positivité pour les concentrations 40, 20 et 10mg/L avec des pseudo-digoxine respectivement égales à 2,73, 1,57 et 0,71μg/L. La réponse est négative (<0,3μg/L) pour la surcharge à 1mg/L.

Conclusion

Nos résultats mettent en évidence une interférence analytique de l’enzalutamide sur le dosage de la digoxine avec la méthode CMIA. La digoxinémie chez un patient traité par enzalutamide (concentration thérapeutique : 23–28mg/L [1]) n’est donc pas interprétable et ne peut être utilisé pour la surveillance du traitement. Il est nécessaire de prendre en considération cette interférence avant d’introduire la digoxine chez ces patients. Une analyse avec d’autres méthodes de dosage de la digoxine est envisagée.

Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.

Mappa


© 2016  Pubblicato da Elsevier Masson SAS.
Aggiungere alla mia biblioteca Togliere dalla mia biblioteca Stampare
Esportazione

    Citazioni Export

  • File

  • Contenuto

Vol 28 - N° 3

P. 242-243 - settembre 2016 Ritorno al numero
Articolo precedente Articolo precedente
  • Épidémiologie « moderne » des surdosages digitaliques. Étude « DigoLabo »
  • J. Calmels, A. Delahaye, F. Lapostolle
| Articolo seguente Articolo seguente
  • Syndrome de sevrage opiacé sous nalméfène : comprendre les mécanismes pour mieux prescrire !
  • G. Creusat, L. Berthelon, A. Boulamery, C. Bruneau, M. Labadie, E. Puskarczyk

Benvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
L'accesso al testo integrale di questo articolo richiede un abbonamento.

Già abbonato a @@106933@@ rivista ?

@@150455@@ Voir plus

Il mio account


Dichiarazione CNIL

EM-CONSULTE.COM è registrato presso la CNIL, dichiarazione n. 1286925.

Ai sensi della legge n. 78-17 del 6 gennaio 1978 sull'informatica, sui file e sulle libertà, Lei puo' esercitare i diritti di opposizione (art.26 della legge), di accesso (art.34 a 38 Legge), e di rettifica (art.36 della legge) per i dati che La riguardano. Lei puo' cosi chiedere che siano rettificati, compeltati, chiariti, aggiornati o cancellati i suoi dati personali inesati, incompleti, equivoci, obsoleti o la cui raccolta o di uso o di conservazione sono vietati.
Le informazioni relative ai visitatori del nostro sito, compresa la loro identità, sono confidenziali.
Il responsabile del sito si impegna sull'onore a rispettare le condizioni legali di confidenzialità applicabili in Francia e a non divulgare tali informazioni a terzi.


Tutto il contenuto di questo sito: Copyright © 2026 Elsevier, i suoi licenziatari e contributori. Tutti i diritti sono riservati. Inclusi diritti per estrazione di testo e di dati, addestramento dell’intelligenza artificiale, e tecnologie simili. Per tutto il contenuto ‘open access’ sono applicati i termini della licenza Creative Commons.