Analyse descriptive monocentrique de 135 patients atteints d’urticaire au froid - 09/04/18
Riassunto |
Introduction |
L’urticaire au froid (UF) est une urticaire chronique inductible dont le diagnostic repose sur l’interrogatoire et la positivité d’un test de provocation au froid. Ses particularités sont sa sévérité potentielle (évaluée par la classification de Wanderer), l’éventualité d’une affection sous-jacente parfois de mauvais pronostic, et ses nombreux diagnostics différentiels.
Méthodes |
Une étude épidémiologique rétrospective monocentrique a été menée entre 2004 et 2017.
Résultats |
Au total,135 patients ont été inclus avec un sex-ratio F/H de 2,03, un âge moyen de début des symptômes de 30 ans, 45 % d’atopie personnelle. Les circonstances de survenue des crises étaient la baignade, l’exposition à une atmosphère froide, les ingestats froids, le contact avec un objet froid et un différentiel de température (respectivement, 85, 85, 30, 28 et 20 %). Le test au glaçon posé jusqu’à 10minutes était négatif dans 21 % des cas (17 % avaient un test positif seulement si posé 10minutes). Bien que 22 % aient présenté un livedo et/ou un phénomène de Raynaud et/ou des engelures, seulement 7 % avaient une cryoprotidémie. Aucune cryopyrinopathie n’a été décelée. Parmi les 22 % qui ont présenté des formes sévères, 2 ont eu un choc anaphylactoïde avec un délai de positivation du test au glaçon plus court dans cette population. La rémission complète à 3 ans était de 16 %.
Discussion |
Ces données cliniques et épidémiologiques sont globalement en accord avec la littérature. Les formes sévères (selon la classification de Wanderer) semblent avoir pour caractéristiques un test au glaçon positif à moins de 5minutes, un début précoce, un taux de rémission plus faible et probablement l’existence d’une atteinte pharyngée lors des ingestats froids. Elles ne semblent pas sur-représentées dans les formes associées aux cryoprotidémies.
Conclusion |
Les tests de provocation (taux de faux négatifs élevé) et la classification de Wanderer (sans prise en compte de l’atteinte pharyngée) devraient être rediscutés. Des recommandations de bilan et de prise en charge devraient être codifiées. Un score de qualité de vie spécifique est souhaitable, notamment dans les formes sévères pour évaluer l’efficacité de nouveaux traitements prometteurs tels que l’omalizumab.
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Vol 58 - N° 3
P. 240 - aprile 2018 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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