Comment prévenir les violences envers les soignants en Psychiatrie ? Premiers résultats de l’enquête auprès des soignants de l’hôpital Henri Laborit de Poitiers. - 29/05/20
Riassunto |
Introduction Selon l’enquête Européenne Presst-Next de 2006 [1], les soignants des services de psychiatrie sont souvent confrontés à la violence des patients ou des familles ; s’il y a peu d’incidents entrainant des atteintes physiques graves, les impacts psychologiques sont très importants, rendant la prévention incontournable. La HAS a publié, en 2016, sous la Direction du Pr. Senon JL, un guide méthodologique sur la prévention des violences de patients adultes en psychiatrie [2].
L’Hôpital Henri Laborit (HHL) à Poitiers a proposé une étude prospective sur 8 mois (mars-septembre 2017) afin d’améliorer la prévention des facteurs et processus menant à la violence.
Méthode Le champ de l’étude inclut 14 unités de soins d’hospitalisation psychiatrique adulte de l’HHL de Poitiers. Elle associe une motivation préalable des cadres et personnels soignants, à un enregistrement des évènements violents, un auto-questionnaire anonyme et individuel de risque ressenti proposé aux personnels soignants, un « tableau de bord » quotidien d’indicateurs de moyen et d’activité des US, et un profil des personnels soignants des US. Les résultats concernent l’étude des risques de violence ressentis. La fréquence des violences déclarées, en référence à l’enquête Européenne [1] est la variable clef ; les variables explicatives incluent les indicateurs validés des 3 dimensions du stress : épuisement professionnel, pression temporelle et incertitude décisionnelle. L’analyse statistique comportait une étape descriptive classique, une étape analytique de régression linéaire permettant d’étudier les relations entre la fréquence des violences et les indicateurs de stress, et une étape de régression logistique hiérarchisant les facteurs de risque.
Résultats 240 questionnaires de soignants ont pu être saisis et traités. Le taux de réponse global était de 53 %, montrant une bonne motivation sur le thème. L’étape analytique a montré que la fréquence des violences déclarées (estimée au niveau individuel) est en relation linéaire indépendante avec chacun des indicateurs de stress principaux ; la modélisation permettra de hiérarchiser les facteurs de risque de violences déclarées.
Conclusion Les facteurs de risque des violences déclarées par les personnels soignants, seront intégrés dans la prévention globale de l’établissement.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Prévention, Violences, Hospitalisation complète, Personnel soignant, Enquête prospective, Epidémiologie
Vol 1 - N° S
P. S140 - novembre 2018 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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