Désinstitutionalisation versus hospitalisations prolongées : profil d’une population - 29/05/20
Riassunto |
Introduction La désinstitutionalisation des soins psychiatriques est une des priorités de la politique de santé mentale. Le changement des modalités d’hospitalisation en psychiatrie, s’accompagne d’un changement du profil de la population des patients admis.
Objectif L’objectif de notre travail était de calculer le taux de patients occupant de façon prolongée les lits d’hospitalisations et décrire le profil de la population de patients séjournant dans l’institution plus de 180 jours par an.
Patients et Méthode Nous avons mené une étude rétrospective observationnelle rentrant dans le cadre d’une EPP (étude d’un indicateur) au service d’hospitalisation dite prolongée Hommes (unité de 69 lits) à l’EHS ER Razi Annaba Algérie. Nous avons dans un premier temps mesuré la durée moyenne d’hospitalisation et calculé le taux d’occupation de lits dépassant les 180 jours. Dans un deuxième temps nous avons déterminé les caractéristiques de tous les patients admis au service durant la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2014 et dont la durée de séjour dépassait 180 jours.
Résultats Il ressort que, dans une unité de 69 lits, 20 sont constamment occupés par des patients qui séjournent en moyenne : 295.45 jours par an. Les 33 patients inclus ont tous plus de 40 ans, un seul est marié. Dans la moitié des cas, la cause principale de maintien à l’hôpital est sociale. Les troubles psychiatriques retrouvés sont la schizophrénie (n = 20), le trouble schizo affectif (n = 10), les troubles de l’humeur (n = 2) et une psychose infantile évolutive (n = 1). ¾ des patients ont des problèmes somatiques chroniques (pathologies cardio vasculaires, respiratoires, métaboliques et sensorielles). Parmi ces patients, certains n’ont pas d’assurance maladie et ne possèdent donc pas de carte du tiers payant. L’autonomie des patients est limitée par l’atteinte somatique chez 9 patients et le retentissement social est perturbé par le trouble psychiatrique non stabilisé ou ayant des signes résiduels marqués.
Les efforts des praticiens de maintenir les patients en dehors des murs de l’hôpital se heurte aux impératifs liés à l’évolution voire l’involution de la maladie psychique et aux contraintes sociales. Pourtant, le développement et le maintien de compétences sociales ne peut se faire de façon efficiente qu’en milieu naturel. Les limites des structures d’aide et de soins extra-hospitalières devrait être dépassée mais la solution devrait, aussi, être adaptée à la cultur
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Désinstitutionalisation, Schizophrénie, Durée d’hospitalisation
Vol 1 - N° S
P. S164-S165 - novembre 2018 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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