Abbonarsi

Suspicion de valvulopathie sous venlafaxine - 20/11/20

Doi : 10.1016/j.toxac.2020.10.003 
C. André 1, , V. Gras 2, J. Moragny 2, J.-M. Gaulier 3, A.-S. Lemaire-Hurtel 1, S. Bodeau 1
1 Laboratoire de pharmacologie-toxicologie, CHU Amiens-Picardie, France 
2 Centre régional de pharmacovigilance, CHU Amiens-Picardie, France 
3 Laboratoire de toxicologie, CHRU Lille, France 

Auteur correspondant.

Riassunto

Contexte

Les valvulopathies toxiques sont dues à une stimulation des récepteurs sérotoninergiques 5HT2B. Ainsi, des médicaments agonistes de ces récepteurs tels que les dérivés de l’ergot de seigle dopaminergiques, les anorexigènes ou encore certains stupéfiants (amphétaminiques, cocaïniques) sont connus pour induire des valvulopathies toxiques. En revanche, pour les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA), le risque valvulotoxique n’a pas été encore clairement établi.

Description du cas

Une patiente de 41 ans est hospitalisée au CHU Amiens-Picardie pour un bilan d’altération de l’état général. Une tri-valvulopathie associée à une diminution significative de la fraction d’éjection ventriculaire gauche est diagnostiquée. Après avoir éliminé les principales pathologies génératrices de valvulopathie, un diagnostic de valvulopathie toxique est évoqué.

Méthodes

Des prélèvements sanguin et urinaire sont réalisés à l’admission afin de rechercher par LC-MS/MS, la présence de xénobiotiques connus pour être pourvoyeurs de valvulopathie. Une mèche de cheveux de 15cm est analysée par LC-HRMS dans le but de révéler une potentielle exposition chronique. Enfin, une consultation de la base nationale de pharmacovigilance est effectuée afin de recenser le nombre de déclarations de valvulopathies survenues sous ISRS et IRSNA et autres antidépresseurs agonistes 5-HT (mirtazapine, miansérine, tianeptine et vortioxetine).

Résultats

Le criblage toxicologique montre la présence de venlafaxine, d’alprazolam, de zopiclone, de furosémide, de tramadol, d’ofloxacine et de THC-COOH dans le sang et les urines. L’analyse segmentaire des cheveux confirme une exposition chronique pour la venlafaxine, l’alprazolam, le zopiclone, le THC dans tous les segments de cheveux. Aucun dérivé amphétaminique ni aucun nouveau produit de synthèse (NPS) n’est détecté. La base nationale de pharmacovigilance dénombre 19 cas de valvulopathies incriminant des ISRS, IRSNA dont 5 atteintes valvulaires fœtales.

Discussion-conclusion

Les analyses toxicologiques ne révèlent pas de prise récente ou ancienne de xénobiotiques dont l’implication dans le développement de valvulopathie toxique est univoque. Dans le cas présent, parmi les molécules identifiées, seule l’exposition chronique à la venlafaxine, antidépresseur de la classe des ISRNA, pourrait être impliquée sans que son imputabilité puisse réellement être établie. Son mécanisme d’action pharmacologique, qui repose sur l’inhibition du transporteur synaptique de la sérotonine, SERT, induit une stimulation indirecte des récepteurs 5HT2B. Des études expérimentales plaident également en faveur de son implication [1, 2]. En revanche, bien que la base nationale de pharmacovigilance recense des cas incriminant les ISRS et les IRSNA dans le développement de valvulopathies toxiques, peu d’études cliniques concluent à une association [3]. L’imputabilité de la venlafaxine dans ce cas de valvulopathie toxique n’a donc pas pu être établie avec certitude mais le manque de données scientifiques prouvant son absence d’implication a motivé l’arrêt de la molécule chez cette patiente.

Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.

Mappa


© 2020  Pubblicato da Elsevier Masson SAS.
Aggiungere alla mia biblioteca Togliere dalla mia biblioteca Stampare
Esportazione

    Citazioni Export

  • File

  • Contenuto

Vol 32 - N° 4

P. 246 - dicembre 2020 Ritorno al numero
Articolo precedente Articolo precedente
  • Mise en évidence d’un possible trouble factice (syndrome de Münchhausen) par exposition au chloramphénicol : première identification de l’antibiotique dans les cheveux
  • A. Ameline, J.-S. Raul, P. Kintz
| Articolo seguente Articolo seguente
  • Étude des traces de stupéfiants sur la monnaie fiduciaire du Nord–2019
  • S. Bargel, A. Vannobel, N. Poncy-Calixte, A. Bléard, A. Vieillard

Benvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
L'accesso al testo integrale di questo articolo richiede un abbonamento.

Già abbonato a @@106933@@ rivista ?

@@150455@@ Voir plus

Il mio account


Dichiarazione CNIL

EM-CONSULTE.COM è registrato presso la CNIL, dichiarazione n. 1286925.

Ai sensi della legge n. 78-17 del 6 gennaio 1978 sull'informatica, sui file e sulle libertà, Lei puo' esercitare i diritti di opposizione (art.26 della legge), di accesso (art.34 a 38 Legge), e di rettifica (art.36 della legge) per i dati che La riguardano. Lei puo' cosi chiedere che siano rettificati, compeltati, chiariti, aggiornati o cancellati i suoi dati personali inesati, incompleti, equivoci, obsoleti o la cui raccolta o di uso o di conservazione sono vietati.
Le informazioni relative ai visitatori del nostro sito, compresa la loro identità, sono confidenziali.
Il responsabile del sito si impegna sull'onore a rispettare le condizioni legali di confidenzialità applicabili in Francia e a non divulgare tali informazioni a terzi.


Tutto il contenuto di questo sito: Copyright © 2026 Elsevier, i suoi licenziatari e contributori. Tutti i diritti sono riservati. Inclusi diritti per estrazione di testo e di dati, addestramento dell’intelligenza artificiale, e tecnologie simili. Per tutto il contenuto ‘open access’ sono applicati i termini della licenza Creative Commons.