Tolérance et efficacité du traitement du psoriasis par biothérapies ou aprémilast en cas d’antécédent d’hémopathie maligne : étude multicentrique rétrospective - 20/11/21
et
Groupe RESOPSO
Riassunto |
Introduction |
Le résumé des caracteristiques du produit des biothérapies (BT) et de l’aprémilast (APR) ne mentionne aucune contre-indication chez les patients atteints de psoriasis aux antécédents d’hémopathies malignes. Cependant, les différentes recommandations incitent à la prudence en l’absence de données suffisantes dans la littérature.
Matériel et méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique du groupe ResoPso visant à décrire la tolérance et l’efficacité des BT et de l’APR chez les patients atteints de psoriasis ayant un antécédent d’hémopathie maligne en rémission ou évolutive.
Résultats |
Nous avons inclus 21 patients d’âge moyen 63 ans [50–82]. Ces patients présentaient un antécédent de lymphome non Hodgkinien (9 cas) ou de Hodgkin (4 cas), de leucémie lymphoïde chronique (5 cas), de syndrome myéloprolifératif (5 cas), de myélome multiple (1 cas) ou de maladie de Waldenström (1 cas). Ces hémopathies étaient soit évolutives (12/21), soit en rémission depuis moins de 5 ans (6/21) ou depuis plus de 5 ans (3/21). Au moment de l’introduction de la BT ou de l’APR, les scores moyens du PASI et du PGA étaient de 16,6 (±8) et 3,6 (±0,85) respectivement. Au total, 24 lignes de BT (7 étanercept, 2 adalimumab, 2 infliximab, 7 ustékinumab, 4 sécukinumab, 1 ixékizumab, 1 guselkumab) ont été identifiées chez 16 patients, 4 d’entre eux ayant reçu plusieurs lignes successives de BT. Dix patients avaient reçu un traitement par APR, dont 5 avant ou après l’introduction de la BT. La durée médiane du traitement par BT était de 16 mois [3–120] et celui de l’APR de 6 mois [2–30]. Seulement 3 patients ont présenté une progression de leur hémopathie, 2 sous BT et 1 sous APR, sans retentissement sur la poursuite de ces traitements. Aucune rechute n’était signalée. Aucune complication grave n’a été observée avec une amélioration significative des scores PASI et PGA dans la majorité des cas (20/21), 18 patients ayant obtenu un PGA entre 0 et 1.
Discussion |
Il s’agit à notre connaissance de la première série de cas de patients aux antécédents d’hémopathie maligne traités par BT ou aprémilast pour un psoriasis. Les informations cliniques les plus étayées jusqu’à présent proviennent de registres étudiant le risque de rechute de lymphome sous antiTNF au cours de la polyarthrite rhumatoïde avec des conclusions rassurantes mais qui concernent moins d’une dizaine de patients. L’efficacité et la tolérance des BT et de l’APR dans notre série étaient très satisfaisantes chez des patients atteints d’un psoriasis non contrôlé par plusieurs lignes de traitements systémiques classiques. Malgré ces constatations rassurantes, l’hétérogénéité de notre population et le peu de données encore disponibles dans la littérature incitent à poursuivre les investigations sur d’autres cohortes.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Aprémilast, Biothérapies, Hémopathie maligne, Psoriasis
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Vol 1 - N° 8S1
P. A81 - dicembre 2021 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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