Évaluation du risque ostéoporotique et de la prévalence des fractures sévères ostéoporotiques dans une population de rhumatisme psoriasique initiant un bDMARD - 27/11/21
, C. Morizot 2, E. Allado 2, E. Bauer 3, I. Chary-Valckenaere 4, D. Loeuille 4Riassunto |
Introduction |
La prise en charge de l’ostéoporose est bien identifiée dans la polyarthrite rhumatoïde en revanche très peu de données sont actuellement disponibles dans le rhumatisme psoriasique (RPso). Le but de cette étude est de déterminer les caractéristiques des patients atteints de RPso bénéficiant d’un bilan ostéoporotique par ostéodensitométrie (DXA) dans une population initiant une biothérapie (bDMARD).
Matériels et méthodes |
Les patients atteints de psoriasis doivent répondre aux critères CASPAR ou ASAS pour les formes axiales et avoir bénéficié d’un bilan pré-biologique. Le dépistage ostéoporotique est défini par la réalisation d’une ostéodensitométrie. La prévalence des fractures ostéoporotiques sévères et majeures est recueillie à partir des dossiers médicaux et après évaluation par imagerie (radiographique ou scanographique). Les fractures vertébrales (FV) ont été évaluées selon la méthode de Genant sur des images radiographiques ou scanographiques en coupes sagittales du rachis.
Résultats |
Sur 417 patients atteints de RPso ayant bénéficié d’un bilan prébiothérapie durant la période 2008–2019, 89 patients (21,3 %) ont réalisé un bilan ostéoporotique par DXA. Ces patients présentent des facteurs de risque d’ostéoporose : âge plus avancé, sexe féminin, femmes ménopausées et des antécédents de fracture sévère ostéoporotique. Concernant les facteurs associés au RPso, on retient une plus longue durée de la maladie, l’association à une MICI, une prise actuelle et antérieure de corticostéroïdes et de bDMARDs. Sept patients (7,9 %) ont été définis comme ostéoporotiques. La prévalence des fractures ostéoporotiques sévères est de 6,7 % d’après les dossiers médicaux et passe à 23,6 % après la lecture des radiographies de la colonne vertébrale ou des images scanographiques. En analyse univariée, la présence de fractures ostéoporotiques sévères était associée à l’âge (p=0,013), au coefficient d’atténuation osseuse scanographique de L1 (p=0,005) et au T-score lombaire (p=0,039).
Conclusion |
Moins d’un quart des patients atteints de RPso initiant un bDMARD sont soumis à un dépistage de l’ostéoporose. La prévalence de l’ostéoporose sur la DXA et des fractures ostéoporotiques sévères sur les dossiers médicaux sont toutes deux inférieures à 10 %. Après une évaluation systématique par imagerie, cette prévalence augmente à 23,6 % justifiant une lecture systématique des examens d’imagerie.
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Vol 88 - N° S1
P. A178 - dicembre 2021 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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