Impact du confinement sur les comportements impliqués dans la transmission infectieuse durant la pandémie de COVID-19 en France - 01/06/22
Riassunto |
Introduction |
Les confinements sont a priori des outils efficaces pour contenir la propagation d'une épidémie, mais il n'y a pas eu d'évaluation à grande échelle en situation réelle jusqu'à présent.
A l'occasion de la pandémie de COVID-19 en France, une étude sur les contacts sociaux a permis d'évaluer l'impact du confinement sur les schémas de contact, les comportements et son effet sur l'épidémie.
Matériels et méthodes |
Un sondage en population a été mené sur un échantillon représentatif de la population française durant chacun des trois confinements. Les participants devaient décrire leurs contacts et leurs comportements sur 2 jours consécutifs (un jour de semaine et un jour de week-end).
Résultats |
Pendant le 1er, le 2ème et le 3ème confinement, 1087, 1112, et 1019 participants ont respectivement rapporté 2489, 2485 et 3235 contacts.
Les participants étaient des femmes pour 51,8 %(563), 51,8 %(576) et 51,3 %(523), avec un âge médian [min-max] de 43 ans, et une taille de foyer de 3 [1-8], 2 [1-10], 2 [1-10].
Mille cinquante-huit (97,3 %), 90,9 %(1011) et 90,5 %(922) ont cessé de faire la bise ou serrer la main hors de leur foyer. Trois cent trente-trois (30,6 %), 81,9 %(911) et 83,9 %(855) ont porté systématiquement un masque contre 17,6 %(191), 9,3 %(103) et 8,2 %(84) occasionnellement.
Respectivement 0,9 %(10), 5,9 %(66) et 6,0 %(61) des participants avaient fait un COVID confirmé par une PCR SARS-CoV2 positive.
Le nombre médian (min-max) de contact en semaine et en weekend était 1,0 [0,0-12,0] et 0,0 [0,0-10,0], de 0,0 [0,0-24,0] et 0,0 [0,0-14,0] et de 3,0 [2,0-43,0] et 2,0 [2,0-47,0]
Le nombre de contact a été influencé par de nombreux facteurs dont l'âge, la taille du foyer, et les modalités d'exercice professionnel. Le télétravail a augmenté à 26,7 %(229/858), 22,6 %(104/460) et 22,9 %(98/428) contre 13 %(59/453) avant confinement. L'alternance (télétravail et travail hors du domicile) s'est aussi développée à 15,4 %(71/460) au 2ème confinement et 22,9 %(98/428) au 3ème.
Parmi les personnes interrogées, 19 %(207), 24,2 %(269) et 23,9 %(243) n'ont pas passé le confinement sur leur lieu de vie habituel.
En moyenne, un sujet sortait pour réaliser des achats de première nécessité 1,4, 2,2 et 2,3 fois par semaine, pour faire de l'activité physique 2,4, 2,5 et 2,8 fois par semaine, pour raison médicale 0,2, 0,5 et 0,5 fois par semaine et pour raison professionnelle 1,0, 1,9 et 1,9 fois par semaine.
L'impact des mesures sanitaires a été important sur le mode de transport des participants qui étaient 4,3 %(47), 14,2 %(158) et 15,1 %(154) à prendre les transports en commun pendant la semaine contre 27,2 %(296/1087) avant le 1er confinement.
Ces comportements étaient proportionnels à la rigueur décroissante des confinements selon l'index d'astringence qui était de 88,0, 78,7 et 68,5.
Conclusion |
Les schémas de contacts et les comportements ont été profondément impactés lors des confinements, et proportionnellement à la rigueur des confinements.
Le nombre de contacts était fortement réduit dans notre étude, par rapport au niveau pré-pandémie (Beraud et al, Plos One 2015).
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