Tanorexie et psoriasis sévère - 01/12/22
PsoBioteq
Riassunto |
Introduction |
La tanorexie est une addiction comportementale qui consiste en « l’envie irrépressible de s’exposer aux ultraviolets ». Elle toucherait 5 à 10 % de la population, plus souvent les femmes.
L’objectif de ce travail était d’estimer la prévalence et les facteurs associés à ce comportement chez les patients atteints de psoriasis sévère et d’identifier les facteurs associés.
Matériel et méthodes |
Étude transversale des données à l’inclusion dans Psobioteq (patients psoriasiques avec traitement systémique) pour les patients inclus entre 2012 et 2022. La tanorexie est approchée ici par une exposition au soleil excessive (ESE) définie par la réponse « J’essaie de m’exposer au soleil aussi souvent que possible » (question sur le comportement actuel et intégré dans le questionnaire de l’étude).
Les facteurs associés à l’ESE incluant caractéristiques cliniques, antécédents psoriasiques et non psoriasiques, traitements préalablement reçus ont été identifiés par régression logistique multivariée avec selection stepwise.
Résultats |
Sur 3705 patients inclus dans la cohorte, 636 (17,2 %) rapportaient une ESE. En analyse multivariée, être une femme, d’âge plus jeune à l’inclusion, de phototype III–IV, et avoir été traité par photothérapie sont des facteurs associés à un risque plus important de s’exposer de façon excessive au soleil, l’antécédent de traitement par ustékinumab à un moindre risque d’ESE ainsi que le fait d’être en surpoids.
Discussion |
Cette 1re étude en France sur ce sujet montre une prévalence élevée d’ESE chez les patients atteints de psoriasis : 17 %, versus 5–10 % de tanorexiques (critères « CAGE ») en population générale. Ceci mériterait d’être validé par rapport à la population générale française sur des critères d’ESE similaires.
Les facteurs associés à un comportement d’ESE étaient :
– les items déjà trouvés dans des études précédentes sur la tanorexie en population générale : être une femme, plutôt mince, d’âge jeune et de phototype intermédiaire ;
– le traitement antérieur par photothérapie. Il n’est pas possible sur ce travail d’affirmer que l’utilisation d’UV thérapeutique a favorisé ce comportement ou si les patients s’exposant excessivement avaient requis plus fréquemment ce traitement. Nous n’avons pas d’explications quant à l’effet « protecteur » de l’utilisation préalable de l’ustékinumab.
Même si la question posée dans Psobioteq ne reflète peut-être pas strictement la tanorexie vraie, ce travail soulève une fréquence élevée de comportements d’appétence solaire chez les patients psoriasiques inclus dans la cohorte et un lien possible avec l’utilisation de la photothérapie. L’utilisation au long cours de traitements du psoriasis modéré à sévère chez lesquels le risque carcinogène cutané est discuté incite à être vigilant : questionnaire ESE systématique des patients avec renforcement le cas échéant des conseils de photoprotection.
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Vol 2 - N° 8S1
P. A58 - novembre 2022 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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