Thyroïdites et vitiligo : une association sous-estimée ! - 20/09/23
, H. Belhajali, Pr a, J. Zili, Pr aRiassunto |
Objectif |
L’association du vitiligo aux maladies auto-immunes est rapportée. L’objectif de notre travail était d’évaluer la fréquence des thyroïdites auto-immunes dans cette leucodermie.
Patients et méthodes |
Étude rétrospective sur une période de 10 ans (2010–2019) colligeant tous les cas de vitiligo.
Résultats |
Cent sept patients ont été inclus avec un âge moyen de 18,6 années (1–72 ans). Une prédominance féminine était notée (62,6 %). Le vitiligo était de type non segmentaire dans 100 cas (93,5 %) : focal (48,6 %), acro-facial (29 %), généralisé (28 %) et universel (1 %). Le type segmentaire était retrouvé chez sept patients (6,5 %). Le vitiligo était extensif dans 21,3 % des cas. La recherche des anticorps anti-thyroperoxydase (anti-TPO) était faite chez 49 patients (45,8 %). Ils étaient positifs dans 17 cas (34 %). Une hypothyroïdie était confirmée chez 21 patients (20 %). Aucun cas d’hyperthyroïdie n’était retrouvé.
Discussion |
Le vitiligo affecte 1 % à 2 % de la population générale. Son association avec d’autres maladies auto-immunes est prouvée. La thyroïdite est une comorbidité fréquemment rapportée dans la littérature avec une positivité des anticorps antithyroïdiens estimée à 34 %. La théorie d’une destruction combinée des mélanocytes et des thyréocytes par la réponse immunitaire excessive et le stress oxydatif a été avancée. Le vitiligo est révélateur de la thyroïdite dans la majorité des cas. Le genre féminin paraît être un facteur prédisposant à cette association. Le bilan thyroïdien ainsi que la recherche des anti-TPO devraient être pratiqués de façon systématique chez les patients présentant un vitiligo afin de détecter de façon précoce une dysthyroïdie méconnue.
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Vol 84 - N° 5
P. 584 - ottobre 2023 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
