Optimisation des interventions pharmaceutiques : vers un protocole pratique de renouvellement et adaptation thérapeutique - 12/06/24
Riassunto |
Contexte |
L’arrêté du 05/02/23 autorise les pharmaciens exerçant au sein des pharmacies à usage intérieur à mettre en œuvre un renouvellement et/ou une adaptation des thérapeutiques directe (RATD) ou concertée (RATC), dans le périmètre défini par l’arrêté. Le choix entre un RATD et un RATC est défini par type d’intervention pharmaceutique (IP, combinaison d’un problème lié à la thérapeutique et d’une résolution). Cette répartition est précisée au sein d’un protocole, validé par la commission médicale d’établissement.
Objectifs |
Afin de proposer un protocole local, l’objectif de cette étude était de répartir les IP par catégories à partir d’un service pilote.
Méthode |
À partir de l’analyse pharmaceutique quotidienne et de l’extraction des IP effectuées au sein du service de médecine gériatrique aiguë, les IP ont été regroupées par classe thérapeutique (CT) et selon la classification ACT-IP (10 problèmes et 7 résolutions). Tous les 15 jours, une équipe composée d’un pharmacien et deux gériatres a classé ces IP entre RATD, RATC et IP simple (correspond à une IP sans RATC ni RATD). Une IP pouvait être classée dans une ou plusieurs de ces catégories, en fonction de la CT.
Résultats |
Du 06/02 au 04/03/23, 128 IP ont été réalisées au sein du service. Soixante-douze (56,3 %) ont été classées en RATD, 20 (15,6 %) en RATC et 36 (28,1 %) sont restées IP simples. Les problèmes les plus représentés concernaient l’adaptation posologique (n=47 ; 36,7 %), l’ajout (n=24 ; 18,8 %) et l’arrêt (n=20 ; 15,6 %) d’un médicament. Les molécules les plus concernées étaient le paracétamol (n=27 ; 21 %), la vitamine D (n=13 ; 12,2 %), l’enoxaparine (n=12 ; 9,3 %) et les antalgiques opioïdes (n=6 ; 4,7 %). Parmi 27 prescriptions de paracétamol, 26 (96,3 %) concernaient un problème de surdosage pour lesquelles la solution proposée était l’adaptation de la posologie à la personne âgée et ont été classées RATD. Parmi 13 prescriptions de vitamine D, 12 (92,3 %) concernaient un problème d’indication non traitée (carence) avec comme solution proposée l’ajout d’une prescription et ont été classées RATD. Au sein des 9 différents types de problèmes identifiés, deux ont été classés uniquement comme IP simple (effet indésirable et traitement non reçu). Deux des 6 solutions identifiées (substitution et suivi thérapeutique) ont été classées uniquement comme IP simple. Les autres types de problèmes et solutions ACT-IP figuraient dans au moins 2 des 3 catégories RATD, RATC et IP simple.
Discussion/Conclusion |
Certaines équipes proposent des protocoles par combinaison problème–solution–profil de pharmacien, là où notre étude oriente vers la rédaction d’un protocole suivant une réflexion par bloc problème–solution–classe thérapeutique. Au sein d’un service de gériatrie aiguë, plus de la moitié des IP pourraient faire l’objet de RATD.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Analyse, Législation et jurisprudence, Organisation et administration
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Vol 59 - N° 2
P. e139 - giugno 2024 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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