Encéphalite limbique paranéoplasique à anticorps anti-MA2 révélant un mélanome d’emblée métastatique au niveau ganglionnaire sans primitif retrouvé - 15/11/24
Riassunto |
Introduction |
Les syndromes neurologiques paranéoplasiques (SNP) sont des complications rares des cancers survenant chez 0,3 % des patients et sont peu associés au mélanome. L’encéphalite limbique paranéoplasique (ELP) représente 1/3 des SNP et s’associe fréquemment à un auto-anticorps (Ac), qui en détermine la présentation clinique, le pronostic et le type de tumeur associée.
Observation |
Une femme de 60 ans présentait une asthénie accompagnée de trouble praxique, d’une altération des fonctions cognitives (troubles mnésiques, ralentissement idéomoteur, désorientation temporospatiale), et des troubles psychologiques (anxiété, apathie) d’aggravation rapide en quelques semaines. L’IRM cérébrale montrait un hypersignal T2/FLAIR bilatéral des lobes temporaux internes en faveur d’une encéphalite limbique (EL). Les Ac antineuronaux étaient positifs à anti-MA2 dans le sérum et le LCR. Le reste du bilan infectieux, métabolique et immunologique était négatif. La TEP TDM cérébrale montrait un hypermétabolisme temporomésial bilatéral. Le bilan d’extension par TEP TDM, TDM TAP, bilan gynécologique, était négatif. Un traitement par immunoglobulines IV et corticothérapie générale, puis secondairement par rituximab et cyclophosphamide était initié sans amélioration des troubles neurologiques. Trois mois après le début du traitement, une adénopathie inguinale droite apparaissait. L’adénectomie montrait une métastase ganglionnaire d’un mélanome, BRAF V600E muté. Aucun primitif n’était retrouvé. La TEP TDM montrait des adénopathies latéroaortiques, iliaques et inguinales droites. L’IRM cérébrale était stable. Le diagnostic d’ELP à Ac anti-MA2 secondaire à un mélanome ganglionnaire de primitif inconnu était porté. La patiente recevait alors une thérapie ciblée anti-BRAF et anti-MEK et des immunoglobulines IV. Malgré une régression partielle initiale des métastases ganglionnaires du mélanome et des anomalies hippocampiques sur l’IRM cérébrale, les troubles neurologiques étaient inchangés. La reprise évolutive rapide du mélanome était responsable du décès de la patiente.
Discussion |
Les Ac anti-MA2 sont associés à un cancer dans plus de 75 % des cas (testicule, poumon). Seul 1 autre cas d’EL probablement paranéoplasique associée au mélanome a été rapporté, sans Ac neuronaux et 3 ans après la rémission du mélanome, sans signe de récidive. Les symptômes précèdent le diagnostic tumoral dans 60 % des cas, comme ici. Le pronostic est mauvais en raison de la destruction neuronale. Seulement 1/3 des patients présentent une amélioration de leurs symptômes sous immunosuppresseurs, conditionnée par un délai de prise en charge court et la rémission complète de la néoplasie sous-jacente. La thérapie ciblée a été préférée ici en raison de sa rapidité d’action et du risque d’aggravation des troubles neurologiques sous immunothérapie.
Conclusion |
Il s’agit du premier cas rapporté d’ELP avec Ac anti-MA2 secondaire à un mélanome. Un examen dermatologique doit être réalisé en cas de SNP à Ac anti-MA2.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mappa
Vol 4 - N° 8S1
P. A177 - dicembre 2024 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
L'accesso al testo integrale di questo articolo richiede un abbonamento.
Già abbonato a @@106933@@ rivista ?
