Kératoses digitées anogénitales infantiles - 15/11/24
Riassunto |
Introduction |
Les affections dermatologiques touchant la zone de la couche chez les patients pédiatriques sont des plaintes courantes et des sources d’inquiétudes chez les parents. L’une d’elles, rare et méconnue, est la kératose digitée anogénitale infantile (KDAI). Huit cas de KDAI ont été décrits dans la littérature, dont un cas identifié comme une kératose digitée multiple (MMDH). Les kératoses spinuleuses péri-anales résistantes aux thérapies topiques habituelles sont caractéristiques de la KDAI.
Observations |
Nous présentons une série de 3 cas de KDAI vus en clinique de dermatologie à des fins de sensibilisation face à cette condition pédiatrique et dans le but de prévenir un bilan et une prise en charge invasive. Le consentement verbal et signé des parents a été obtenu pour la publication des photographies cliniques. Toutes les images ont été anonymisées. L’examen physique a révélé un érythème péri-anal avec des papules hyperkératosiques digitées, folliculaires, rigides et macérées. Les lésions étaient de taille variant de 1 à 2mm et de couleur crème. Les autres zones muqueuses, cutanées et génitales étaient épargnées. Les prélèvements fongiques, viraux et bactériens étaient négatifs. Aucune biopsie cutanée n’a été réalisée. Les traitements topiques composés d’émollients, de dermocorticoïdes, d’inhibiteurs de la calcineurine, d’antibiotiques et d’antifongiques n’ont pas réussi à améliorer les lésions.
Discussion |
La KDAI est plus fréquente chez le garçon et de cause encore inconnue, mais n’a jamais été rapportée chez les enfants ayant acquis la propreté. La KDAI pourrait s’expliquer chez des individus prédisposés par l’irritation des selles, l’environnement humide de la région de la couche ou par des habitudes de soins lors des changes. Chez nos patients, la KDAI a duré 7,7 mois en moyenne et une guérison spontanée a été notée à l’âge de 2 ans ou plus tôt. Les principaux diagnostics différentiels de la KDAI comprennent la dermatite de couche irritative et allergique, la dermatite érosive de Jacquet, la parakératose granuleuse et les papules et nodules pseudo-verruqueux péri-anaux, ainsi que les causes infectieuses courantes, notamment la candidose, la folliculite staphylococcique, le molluscum contagiosum, les verrues anogénitales et l’infection herpétique cutanéomuqueuse. La KDAI étant une éruption auto-involutive, l’utilisation d’une crème barrière est suffisante et une escalade paraclinique et thérapeutique est à proscrire.
Conclusion |
Nos 3 patients étaient résistants aux thérapies topiques et ont connu une guérison spontanée en moins d’un an sans avoir recours à de puissants traitements ni à des procédures invasives.
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Vol 4 - N° 8S1
P. A196 - dicembre 2024 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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