Évaluation des facteurs prédictifs d’une mauvaise qualité de sommeil chez les fumeurs - 28/02/25
, Khouloud Kchaou, Nadia Ben Lazreg, Soumaya Khaldi, Saloua Ben Khamsa JameleddineRiassunto |
Objectif |
La qualité du sommeil est essentielle pour la santé et le bien-être. Des études antérieures ont montré que des troubles du sommeil altèrent l’état de santé et réduisent la qualité de vie. Cependant, peu d’études se sont penchées sur les facteurs influençant la qualité du sommeil chez les fumeurs. L’objectif était d’évaluer les facteurs prédictifs d’une mauvaise qualité de sommeil chez les fumeurs, en considérant les paramètres cliniques et fonctionnels.
Méthodes |
Nous avons mené une étude transversale incluant des sujets tabagiques adressés au service de physiologie et d’explorations fonctionnelles de l’hôpital Abderrahmane Mami de l’Ariana. La qualité du sommeil a été évaluée à l’aide du Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI), un score≥5 indiquant une mauvaise qualité de sommeil. Les données cliniques relatives aux comorbidités, aux plaintes fonctionnelles (toux, expectoration, dyspnée à l’effort) et à la dépendance à la nicotine (mesurée par le test de Fagerström) ont été collectées. En outre, tous les participants ont réalisé une spirométrie avec mesure du VEMS, de la CVF et du rapport VEMS/CVF.
Résultats |
La population d’étude a inclus 98 fumeurs avec un âge moyen de 58,1±10,99 ans. Parmi eux, 60,2 % (n=59) avaient une mauvaise qualité de sommeil. Les analyses statistiques ont révélé des associations significatives entre le score PSQI et plusieurs facteurs cliniques : le diabète (p=0,015), la dyspnée d’effort (p=0,004), les expectorations (p=0,001), la toux (p=0,015) et la dépendance à la nicotine (p<0,001). L’analyse de régression logistique a montré que le diabète était associé à un risque de 2,32 fois (p=0,048) d’une mauvaise qualité de sommeil. En plus, la dyspnée à l’effort a augmenté le risque d’une mauvaise qualité de sommeil de 3,45 fois (p=0,022) ; les expectorations, de 4,29 fois (p=0,004) ; et la toux, de 2,55 fois (p=0,038). Les paramètres spirométriques, en revanche, n’ont pas montré d’association significative avec le PSQI.
Conclusion |
Cette étude a révélé que l’antécédent de diabète, les plaintes fonctionnelles et la dépendance à la nicotine étaient des facteurs prédictifs d’une mauvaise qualité de sommeil chez les fumeurs. Il serait judicieux d’évaluer la qualité de sommeil chez cette population.
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Vol 22 - N° 1
P. 101 - marzo 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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