Fibrose rétropéritonéale, expérience d’un service de médecine interne - 17/05/25
Riassunto |
Introduction |
Maladie inflammatoire rare à évolution insidieuse, la fibrose rétropéritonéale (FRP) se caractérise par un engainement des uretères et des structures vasculaires abdominales par un manchon fibreux entraînant une uropathie obstructive avec évolution possible vers une insuffisance rénale définitive.
Matériels et méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 15 cas de FRP hospitalisés dans le service de médecine interne du CHU de Bab el Oued entre 2014 et 2024.
Résultats |
Nous constatons une nette prédominance masculine avec 12 hommes (80 %) et 3 femmes (20 %). L’âge moyen au moment du diagnostic est de 53,6 ans (34 à 66 ans). Sept patients (46 %) avaient des comorbidités dont trois avaient une HTA, un une HTA et un diabète et un patient avait eu une tuberculose intestinale dans le passé. Un patient avait été opéré d’une hernie discale. La moyenne des délais diagnostiques était de 5 mois (20jours à 2 ans). Quarante pour cent des patients avaient des signes généraux à type d’asthénie (33 %) et d’amaigrissement (26 %). La fièvre n’a été rapportée par aucun patient. Dix patients (66,7 %) présentaient des douleurs lombaires au moment du diagnostic, six (40 %) une dysurie, quatre (26,7 %) une HTA, quatre une TVP dont une thrombose de l’aorte abdominale, une de la veine rénale, une de la VCI et une de la veine iliaque primitive. Deux patients (13,3 %) avaient une claudication des membres, deux une hydrocèle et un patient avait une anéjaculation. Neuf (60 %) patients avaient une insuffisance rénale et dix (66,7 %) avaient un syndrome inflammatoire avec une moyenne des CRP à 20mg/l (0,16 à 84,5) à l’admission. La recherche des AAN a été rapportée dans huit dossiers et positive chez trois patients. Les IgG4 étaient rapportés dans quatre dossiers et étaient élevé chez deux patients. La TDM était réalisée chez 12 patients (80 %) et l’IRM chez 3 patients (20 %). Une urétéro-hydronéphrose était objectivée chez 10 patients (66,7 %) dont 5 étaient unilatérales et 5 bilatérales. Trois (20 %) patients avaient une sténose artérielle (aorte sous-rénale, mésentérique inférieure, iliaques primitives). Treize patients ont reçu une corticothérapie (86,7 %), six (40 %) ont subi une montée de sonde double J avec une évolution favorable (normalisation de la fonction rénale). Trois ont reçu un traitement immunosuppresseur (deux, méthotrexate et un, azathioprine) devant l’extension de la fibrose. Parmi les étiologies évoquées, trois patients avaient des anévrismes de l’aorte abdominale, deux patients une vascularite (une maladie de Takayasu et une aortite) et quatre une maladie à IgG 4.
Conclusion |
La FRP est une maladie insidieuse dont le diagnostic repose sur l’imagerie. Certains symptômes doivent attirer l’attention du praticien bien qu’ils ne soient pas spécifiques (douleurs lombaires non expliquée, symptômes urinaires, signes vasculaires). Le traitement corticoïde peut freiner l’évolution vers l’insuffisance rénale en limitant l’extension de la fibrose. La recherche d’une cause est indispensable et guide la prise en charge thérapeutique dans les cas de FRP secondaires.
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Vol 46 - N° S1
P. A275 - giugno 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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