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D-02 Pseudomonas aeruginosa : évaluation des prescriptions d’antibiotiques documentées au Centre Hospitalier d’Angoulême - 03/07/08

Doi : 10.1016/S0399-077X(08)73095-6 
M. Corjon, C. Nowak, D. Cancel, C. Garandeau, A. Riche
CH d’Angoulême, Département pharmaceutique, Interne, 16470 Saint-Michel, France 

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Riassunto

Méthode

Étude rétrospective sur 3 mois des molécules suivantes : ceftazidime, imipénème, ciprofloxacine et pipéracilline-tazobactam. 60 dossiers ont été analysés et toutes les infections documentées à Pseudomonas aeruginosa ont été retenues (n = 20). Les critères suivants ont été analysés : conformité à l’antibiogramme, réévaluation du traitement, type de prélèvement, adaptation de la posologie, durée du traitement et alternatives thérapeutiques.

Résultats

Sur les 20 dossiers retenus, 11 (55 %) comportaient de la ciprofloxacine, 6 (30 %) de la pipéracilline-tazobactam, 7 (35 %) de l’imipénème et 9 (45 %) de la ceftazidime. Les sites infectés étaient : sepsis 10 %, pulmonaire 40 %, cutané 35 %, urinaire 30 %, osseux 20 %, abdominal 15 % mais il était difficile de déterminer le réel pouvoir pathogène des germes isolés sur les prélèvements locaux. Les bithérapies représentaient 69 % des prescriptions (n = 29) dont 34,5 % avec un aminoside. L’antibiothérapie était inadaptée dans 24 % des cas : 3 bithérapies (10,3 %) poursuivies malgré la résistance du pyocyanique à la ciprofloxacine, 2 durées de traitement (7 %) trop courtes, 1 patient (3,5 %) sous-dosé et 1 traitement (3,5 %) non justifié. De plus, seules 6 antibiothérapies (21 %) ont été réévaluées à 48-72 h et 2 (7 %) à 8 jours. Enfin, 14 prescriptions (48 %) auraient pu être initiées ou relayées à 48-72 h par de la ticarcilline-acide clavulanique et 13 (45 %) par de la pipéracilline, soit une économie envisagée de 5 000 €.

Conclusion

Les antibiothérapies étaient adaptées dans 76 % des cas mais la réévaluation des traitements est nécessaire vers une désescalade thérapeutique lorsque l’antibiogramme et le contexte clinique le permettent, ce qui justifie la mise en place d’une fiche de réévaluation du traitement à 48 h pour ces antibiotiques coûteux.

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Vol 38 - N° S2

P. 142 - gennaio 2008 Ritorno al numero

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