N-10 Prise en charge des expositions à risque de transmission virale (AES) de type sexuel à Ambroise Paré - 03/07/08
Riassunto |
Objectifs |
Évaluer la prise en charge et le suivi des victimes d’AES sexuels à AP, lorsque le partenaire-source (PS) était infecté par le VIH (VIH+).
Matériels et méthodes |
Enquête rétrospective de 2001 à 2007 décrivant les victimes d’AES sexuels, le traitement antirétroviral (ARV) prescrit, le nombre de consultations et le suivi sérologique.
Résultats |
458 victimes d’AES sexuels ont consulté à AP. Dans 53 cas (12 %) le PS était VIH+ (connu ou déclaré tel). 47 cas ont pu être exploités. Les consultants étaient des hommes dans 89 % des cas (42/47), âgés de 34 ans en moyenne. Il s’agissait de rapports homosexuels (dont 2 avec des transgenres) ou hétérosexuels dans les mêmes proportions : 49 % des cas (23/47). Le délai de consultation était < 4 h dans 8 cas (17 %), < 24 h dans 33 cas (70 %) ; 1 patient a été vu après 48 h. Les victimes ont consulté en moyenne 3 fois. 17 PS suivaient un traitement ARV (36 %), 15 avaient une charge virale VIH-1 indétectable ; 9 PS n’étaient pas traités (19 %) et dans 21/47 cas (45 %), aucune information n’était disponible.
La sérologie VHB et VHC de la victime était connue dans 36/47 cas (77 %) : 15 étaient vaccinées contre le VHB (42 %), 1 VHB chronique et 1 VHC chronique.
Une trithérapie ARV a été proposée à 44/47 consultants (94 %) et refusée dans 1 cas. Dans 1 cas, le schéma ARV été modifié pour s’adapter à celui du PS. Dans 26/43 (60 %), les ARV ont été pris 28 jours. Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté. Le suivi sérologique a été fait jusqu’à M4 dans seulement 8 cas (17 %) et 6 patients (13 %) n’ont été vus qu’une fois. Aucune séroconversion n’a été retrouvée.
Conclusion |
Ce travail montre que pour les rares cas d’AES sexuels impliquant un PS connu VIH+, un suivi sérologique complet n’est effectué que dans 17 % des cas. Le traitement ARV prophylactique est pourtant proposé dans 94 % des cas et très largement accepté par les consultants.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Vol 38 - N° S2
P. 172 - gennaio 2008 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
