Stigmatisation internalisée et vécu professionnel des travailleurs bipolaires : analyse des facteurs associés - 15/05/26
, Ghada Bahri, Mariem Mersni, Yasmine Tebourbi, Siwar Chemingui, Amira Belkahla, Dorra Brahim, Mejda Bani, Nizar LadhariRiassunto |
Introduction |
Le trouble bipolaire (TB) est une affection psychiatrique chronique figurant parmi les dix maladies les plus invalidantes selon l’OMS. Son évolution peut être émailler par l’apparition d’une stigmatisation internalisée. Au sein d’une population active, cette dernière peut se manifester par à un absentéisme fréquent ou une mauvaise insertion professionnelle. Sa prévalence reste sous-estimée malgré la disponibilité d’outils validés pour la mesurer.
Objectifs |
Évaluer la stigmatisation internalisée chez des travailleurs atteints de TB et identifier ses principaux facteurs associés.
Matériel et méthodes |
Il s’agissait d’une étude transversale menée sur une période d’un an (2024–2025) auprès de patients atteints de TB évalués lors d’une visite médicale d’aptitude au travail à l’hôpital Charles Nicole de Tunis. L’auto-stigmatisation a été évaluée à l’aide de l’échelle ISMI (Internalized Stigma of Mental Illness). Un score total ≥ 2,5 a été fixé pour identifier les personnes auto-stigmatisées.
Résultats |
Au total, 106 patients ont été retenus. L’âge moyen était de 43,8 ± 10,3 ans, avec un genre-ratio de 0,53 (F/H). Cinquante-six pour cent étaient mariés et avaient au moins un enfant. La majorité avait un statut socioéconomique moyen (72,6 %). Les catégories professionnelles les plus représentées étaient les infirmières (18,9 %) et les ouvriers (14,2 %). La durée moyenne d’ancienneté était de 17,41 ± 8,7 ans. Seuls 9,4 % des patients avaient un antécédent de licenciement. Parmi les patients, 33,9 % avaient des horaires de travail atypiques. Un absentéisme fréquent était noté chez 88,7 % des patients. L’âge moyen d’apparition de TB était de 29,7 ± 4,9 ans. Le nombre moyen d’épisodes thymiques était de 6,5 ± 3,5. La durée moyenne d’hospitalisation était de 6,4 ± 14 jours. L’ISMI total moyen était de 2,58 ± 0,87. Plus de la moitié des patients (56,6 %) étaient auto-stigmatisés. Le retrait social et l’aliénation étaient observés dans 78,3 % et 55,7 % des cas, suivis par l’assimilation des stéréotypes (43,4 %), la discrimination (39,6 %) et la résistance à la stigmatisation (32,1 %). L’analyse univariée a révélé une association statistiquement significative entre des l’auto-stigmatisation, le sexe féminin ( p = 0,038), le statut de célibataire ou de divorcé ( p = 0,012), le faible niveau socio-économique ( p = 0,002) et les horaires de travail atypiques notamment le travail de nuit et posté ( p < 0,001).
Conclusion |
Une prévention axée sur la lutte contre la stigmatisation et l’aménagement des horaires du travail permet de réduire l’auto-stigmatisation, et ainsi, favoriser des résultats fonctionnels convenables.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Stigmatisation, Travail, Trouble bipolaire, Impact, Prévention
Mappa
Vol 87 - N° 3-4
Articolo 103422- giugno 2026 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
L'accesso al testo integrale di questo articolo richiede un abbonamento.
Già abbonato a @@106933@@ rivista ?
