PP7 Hantise, apprehension et difficulté des soignants paramédicaux face à la personne diabétique - 10/04/13
Riassunto |
Introduction |
Au moment ou la prise en charge du patient diabétique se développe, nous avons été interpellés par la réflexion de beaucoup de soignants paramédicaux disant « ne pas aimer s’occuper des diabétiques ». Nous avons essayé de comprendre les difficultés que rencontrent les soignants face aux diabétiques.
Matériels et méthodes |
Nous avons remis aux paramédicaux de 10 services d’hospitalisation (chirurgie générale, orthopédie, ophtalmologie, matérnité médecine interne, réanimation médicale polyvalente, cardiologie A et B, pédiatrie (médicale et chirurgicale), un questionnaire anonyme renseignant sur la perception et les représentations de la personne et la maladie diabétique, leurs apprehensions et difficultés qu’ils rencontrent ainsi que leurs attentes pour les contourner.
Résultats |
Sur 100 questionnaires remis aux paramédicaux soignants de notre CHU, nous avons recueilli 62 questionnaires remplis. 55 % disent ne pas aimer s’occuper des patients diabétiques, 61 % aiment s’occuper de ces patients uniquement à titre d’obligation professionnelle. Ainsi 76 % des paramédicaux trouvent le patient diabétique difficile à gérer. Par contre 35 % trouvent que leur connaissances actuelles ne leur permettent pas de le prendre en charge. Les notions relatives à l’alimentation (80 %), aux complications chroniques (65 %), aux soins des pieds (47 %), à la surveillance glycémique (44 %), à la classification des insulines et leur mode d’action (31 %), aux techniques de prélèvement et d’injection (17 %) sont les plus citées en rapport avec le diabète. Des besoins en formation technique sont exprimés pratiquement par la majorité des soignants.
Conclusion |
La majorité des soignants n’ont pas été surpris d’être interrogés sur leur intérêt pour les diabétiques, par contre 35 % d’entre eux avouent leurs réticences à cette tache. Les difficultés sont fréquentes, souvent liées à leur méconnaissance de la maladie et à la confrontation à des patients autonomes, souvent mieux informés, et de la relation soignant /soigne différente de celle de la maladie aiguë. Si les besoins en formation sont essentiellement d’ordre technique ; il nous semble utile d’orienter la formation sur les aspects liés à la maladie chronique et à l’éducation pour une meilleure motivation.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Vol 39 - N° S1
P. A124 - marzo 2013 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
