Étude anatomique sur 20 sujets de la branche postérieure du nerf radial et de ses sites potentiels de compression. Application aux épicondylalgies latérales - 05/12/14
, Nicolas Robert, Violaine Beauthier-Landauer, Levon Doursounian, Alain-Charles Masquelet| pagine | 2 |
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Riassunto |
Introduction |
La branche postérieure du nerf radial présente de nombreuses variations anatomiques. La connaissance des ces variations au niveau du coude et de l’avant-bras est un pré-requis indispensable pour la chirurgie de cette région (épicondylalgie latérale, arthrolyse du coude, lambeau interosseux postérieur etc.). Les trois étiologies d’épicondylalgie latérale décrites dans la littérature sont : l’enthésite et/ou l’aponévrosite des muscles épicondyliens, l’arthropathie radio-humérale et la compression du nerf radial. La compression du nerf radial peut survenir au niveau du triceps, du septum inter-musculaire, de l’ECRB ou de l’arcade de Frohse. L’épicondylalgie latérale, peut par ailleurs être expliquée par la compression des rameaux nerveux moteurs du tronc commun de la branche postérieure du nerf radial. Le but de cette étude est de décrire l’anatomie de la branche postérieure du nerf radial ainsi que ses variations au niveau du coude et de l’avant-bras et d’analyser les sièges potentiels de compression du tronc commun et de ses branches.
Matériel et méthode |
Nous avons effectué 20 dissections de membres supérieurs sur cadavres frais. Le repère anatomique fixe choisi était l’épicondyle latéral. L’anatomie et l’arborescence de la branche postérieure du nerf radial ont été analysés depuis son émergence jusqu’aux rameaux terminaux, en se basant sur ce repère fixe. Le passage du nerf interosseux postérieur dans le défilé du supinateur ainsi que la branche innervant l’ECU et l’EDM ont été particulièrement analysés. La présence d’obstacles anatomiques statiques et dynamiques (brides, arcades fibreuses) pouvant entraîner une compression nerveuse a été recherchée.
Résultats |
Nous avons mis en évidence la présence d’une aponévrose fibreuse épaisse au niveau de la face profonde de l’ECBR. Cette aponévrose qui s’appliquait sur les fibres obliques du faisceau superficiel du muscle supinateur, était tendue en pronation et pouvait être responsable d’une compression dynamique du nerf interosseux postérieur. L’innervation de l’EDC était assurée par un plexus nerveux. En revanche, une seule branche nerveuse innervait à la fois l’EDM et l’ECU. Cette branche passait entre l’aponévrose de la face inférieure de l’EDC (toit) et le supinateur (plancher) pour ensuite innerver l’EDM et l’ECU. La branche nerveuse destinée à l’EDM et l’ECU était susceptible d’être comprimée par l’aponévrose profonde de l’EDC.
Conclusion |
Les épicondylalgies externes peuvent être liées à la compression des rameaux moteurs du nerf radial. Cette compression peut survenir à trois endroits : au niveau de l’arcade de Frohse, de l’aponévrose profonde de l’ECRB et de l’aponévrose profonde de l’EDC. La réalisation d’une double aponévrotomie transverse de l’aponévrose profonde de l’ECRB associée à l‘exploration systématique du nerf interosseux postérieur dans le défilé du supinateur et de la branche destinée à l’EDM et l’ECU est recommandée lors de la prise en charge chirurgicale des épicondylalgies. La présence d’une douleur à l’extension contrariée du 5ème doigt peut être un signe en faveur de la compression de la branche destinée à l’EDM et l’ECU, ce qui impliquerait de réaliser une aponévrotomie de la face profonde de l’EDC.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Nerf radial, Nerf inter-osseux postérieur, Épicondylalgies
Mappa
Vol 33 - N° 6
P. 441-442 - dicembre 2014 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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