Identification de cyclobenzaprine lors de recherche de toxiques : impureté ou réelle consommation ? - 07/05/15

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Riassunto |
Objectif |
La cyclobenzaprine est une substance myorelaxante non commercialisée en Europe mais facilement disponible sur Internet. Suite à la détection de cette molécule conjointement à celle d’amitriptyline lors d’un screening toxicologique sanguin réalisé pour deux patientes, nous avons cherché à définir si cette substance provenait :
– d’une réelle consommation ;
– d’une impureté présente dans la spécialité commerciale ;
– si elle était générée lors du protocole d’extraction.
Méthodes |
Un screening toxicologique qualitatif ciblé par LC-MS/MS (détectant la cyclobenzaprine et l’amitriptyline) a été réalisé dans un échantillon sanguin de deux patientes, et dans une solution commerciale injectable. Après ajout des étalons internes (doxépine-D3 et diazépam-D5), les échantillons subissent successivement une extraction en milieu basique par butyl acétate puis une seconde en milieu acide par un mélange dichlorométhane/isopropanol (95/5, v/v). Après évaporation à sec sous azote, les résidus sont repris par un mélange des phases mobiles, et 30μL sont injectés dans le système LC-MS/MS (5500 QTRAP, Sciex®). La solution commerciale injectable d’amytriptiline (un seul lot disponible) a été analysée sans traitement préalable et après le processus d’extraction. Les lots des formes per os prises par les deux patientes n’ont pas pu être identifiés a posteriori.
Résultats |
Les temps de rétention observés de la cyclobenzaprine et de l’amitriptyline sont respectivement 6,6min et 8,4min. Ces deux molécules ont été identifiées dans l’ensemble des échantillons par leur spectre de masses respectif. L’analyse de la solution injectable commerciale avant et après extraction a révélée des intensités identiques pour les pics chromatographiques correspondants aux deux molécules d’intérêts. L’intensité de la cyclobenzaprine était supérieure à l’intensité de l’amitriptyline (ratio intensité de l’amitriptyline/intensité de la cyclobenzaprine=0,58). L’inverse est observé dans les prélèvements sanguins des deux patientes (ratio=50 et 31,5). Il n’y a pas eu de quantification de ces deux substances.
Conclusion |
Les résultats permettent d’éliminer l’hypothèse d’une impureté générée lors de l’extraction et confirme la présence d’une impureté dans la spécialité commerciale. Structurellement, la cyclobenzaprine ne diffère de l’amitriptyline que par une double liaison au niveau du cycle cycloheptane central, tout comme leur métabolite déméthylé, la norcyclobenzaprine et la nortriptyline [1]. La Pharmacopée Européenne indique que la cyclobenzaprine est une impureté de fabrication de l’amitriptyline qui ne doit pas excéder 0,1 % de la matière sèche [2]. L’intensité du signal analytique de la cyclobenzaprine supérieure à celle de l’amitriptyline peut rendre l’interprétation délicate. Ainsi, sans quantification des deux substances, nous ne pouvons exclure que la présence de cyclobenzaprine résulte à la fois de la consommation d’amitriptyline et de cyclobenzaprine autrement que par l’anamnèse des deux patientes concernées.
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Vol 27 - N° 2S
P. S55-S56 - giugno 2015 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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