Identification de facteurs de récidive post-greffe du syndrome néphrotique idiopathique par analyse du sécrétome ex vivo des PBMC de patients - 16/09/15
, K. Sendeyo 1, C. Chhuon 2, F. Pourcine 1, M. Mangier 1, S.Y. Zhang 1, P. Vachin 1, V. Latapie 1, A. Pawlak 1, I.C. Guerrera 2, D. Sahali 3Résumé |
Introduction |
La récidive du syndrome néphrotique idiopathique en transplantation rénale peut conduire à une impasse thérapeutique et condamner les patients à une dialyse définitive. Plusieurs arguments suggèrent que la récidive est due à un facteur circulant extrarénal. Cette hypothèse a été l’objet d’une recherche intense, sans résultats conclusifs.
Matériels et méthodes |
Afin d’identifier des facteurs circulants potentiels, nous avons effectué l’analyse protéomique différentielle du sécrétome des PBMC isolées à partir de deux patients présentant une récidive post-greffe et de deux contrôles sains. Les extraits protéiques ont été soumis a électrophorèse puis les bandes différentielles ont été trypsinées et analysées par chromatographie liquide et spectrométrie de masse. L’abondance des transcrits a été analysée par qRT-PCR sur l’ARN de PBMC de patients et contrôles.
Résultats |
Parmi les 1188 protéines identifiées, 234 ont été retrouvées exclusivement dans le sécrétome des PBMC de patients. Nous avons sélectionné 3 protéines (appelées SF1, SF2 et SF3) de fonction inconnue et présentes dans le milieu extracellulaire d’après Gene Ontology. Les niveaux de transcrits codant pour ces 3 protéines ont été analysés dans les PBMC de contrôles sains (n=34), de patients LGM en rechute (n=31), LGM en rémission (n=11), GEM (n=6), HSF sans récurrence post-greffe (n=12), et HSF avec récurrence (n=7). Les résultats montrent trois patrons d’expression différents au niveau transcriptionnel : le transcrit SF1 était significativement augmenté en LGM rechute, GEM et HSF avec et sans récurrence ; SF2 était augmenté en LGM rechute et HSF-récurrence ; alors que SF3 était spécifiquement augmenté en HSF-récurrence.
Discussion |
Nous avons utilisé une approche protéomique originale qui permet d’éviter la complexité analytique associée au sérum sanguin.
Conclusion |
La protéine SF3 pourrait être impliquée dans la physiopathologie de la récidive post-greffe. La régulation exclusive de SF2 dans les LGM en rechute et dans les HSF avec récidive post-greffe suggère un possible lien pathogénique entre ces deux entités. Des études pour confirmer et caractériser leurs rôles sont actuellement en cours.
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Vol 11 - N° 5
P. 281 - septembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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