Variation paradoxale de la pression artérielle systolique en fin de dialyse : prévalence et facteurs associés - 20/09/16
, G. Oliveira 2, F. Ehoumba 2, E.G. Mouendou 2, U. Kombila 2, N. Dibambou 2, L. Pemba 2, I. Maganga 2, P. Itoudi 2, A. Mbourou 2, J. Ibaba 2, J. Moussavou 2Résumé |
Introduction |
La variation paradoxale de la pression artérielle systolique (VPPAS) est l’élévation de la PAS≥10mmHg en post-dialyse par rapport à la période de prédialyse [1]. La VPPAS, estimée à 15 %, est prédictive de la morbi-mortalité en hémodialyse (HD) [2]. Le but de l’étude est de déterminer la fréquence de la VPPAS et ses facteurs associés.
Patients et méthodes |
Étude transversale – rétrospective ayant porté sur les données de séances successives sur 3 semaines chez 69 adultes hémodialysés chroniques (HD conventionnelle) 2×5h/semaine par fistule artérioveineuse. VPPAS était considérée lorsqu’elle survenait≥50 % des séances d’HD. Les données sociodémographiques, anthropométriques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques des patients inclus ont été considérées comme potentiels déterminants de VPPAS. Le rapport de prévalence et la moyenne des variables quantitatives (analyse univariée) et l’odds ratio (analyse multivariée) ont servi d’estimateur d’association. Le logiciel SPSS 21.0. a été utilisé. Le seuil de significativité retenu p<0,2 en analyse univariée et<0,1 en multivariée.
Résultats |
L’âge moyen 43,46±16,09ans, sex-ratio H/F de 0,68 (IC=0,42–1,09). La prévalence de VPPAS était 28,99 % [18,25 %–41,06 %]. Après analyse univariée non ajustée : l’usage d’inhibiteurs calciques (non vs oui) et fréquentation de médecine traditionnelle (oui/non) étaient associés à la VPPAS (RP=3,09, p=0,006 et RP=0,35, p=0,04). Les malades avec VPPAS vs sans VPPAS : albuminémie 32,18±6 vs 36,42±7,47, p=0,10 ; l’hémoglobine 7,93±1,45 vs 8,67±2,31, p=0,20 ; poids sec 55,35±9,64 vs 60,84±12,76, p=0,13. Après ajustement par régression logistique les déterminants de la VPPAS étaient : le genre féminin (OR=1,25 ; p=0,045), le sentiment d’être insuffisamment assisté par la famille (OR=1,2 ; p=0,049), l’IMC<18,5kg/m2 (OR=0,4 ; p=0,05).
Discussion |
Le genre féminin, l’hypoalbuminémie, et l’entourage familial insuffisant sont des facteurs de risque de la VPPAS. L’action anti-VPPAS des inhibiteurs calciques est confirmée. Le faible taux d’hémoglobine pourrait justifier la prévalence élevée de la VPPAS.
Conclusion |
L’optimisation de la fréquence d’HD, une assistance diététique et psychologique adéquate et une amélioration de l’hémoglobine sont plus que nécessaire pour un meilleur pronostic hémodynamique chez ces hémodialysés.
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Vol 12 - N° 5
P. 294 - septembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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