Pathologies gastro-intestinales à éosinophiles associées à une maladie auto-immune : revue systématique - 05/12/16

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Résumé |
Objectifs |
Déterminer les caractéristiques anatomocliniques des pathologies gastro-intestinales à éosinophiles (PGIE) associées à une maladie auto-immune.
Méthodes |
Revue systématique de la littérature.
Résultats |
Vingt cas de PGIE associée à une maladie auto-immune ont été identifiés. Les maladies auto-immunes associées aux PGIE étaient par ordre de fréquence : le lupus érythémateux systémique (35 %), la polyarthrite rhumatoïde (20 %), la sclérodermie systémique (15 %), les myopathies inflammatoires (15 %), la scléromyosite (5 %), les autres connectivites de chevauchement (5 %) et le syndrome de Sjögren (5 %). Aucun patient n’avait d’antécédent d’atopie. Alors que l’œsophagite à éosinophiles est la forme la plus fréquente de PGIE, les gastro-entérites et/ou entérites à éosinophiles représentaient 95 % des cas publiés de PGIE, associée à une maladie auto-immune. Les symptômes gastro-intestinaux étaient souvent non spécifiques. Une hyperéosinophilie sanguine a été retrouvée dans 67 % des cas. Les endoscopies digestives supérieures et inférieures n’ont montré d’anomalies que dans respectivement 40 et 30 % des cas. Le diagnostic de PGIE a été confirmé par la mise en évidence d’une infiltration éosinophilique du tractus digestif, essentiellement dans la couche muqueuse ou sous-muqueuse. La maladie auto-immune précédait ou était concomitante à l’apparition des symptômes digestifs chez tous les patients sauf un. L’évolution a été favorable chez 96 % des patients avec l’administration de corticoïdes dans la quasi-totalité des cas.
Conclusion |
Le diagnostic de PGIE doit être envisagé chez des patients atteints de maladie auto-immune qui présentent des symptômes gastro-intestinaux et une hyperéosinophilie inexpliquée. Plus rarement, l’apparition de symptômes extradigestifs au cours du suivi de patients atteints de PGIE peut conduire au diagnostic de maladie auto-immune associée. La physiopathologie de l’infiltration éosinophilique digestive chez certains patients atteints de maladie auto-immune reste à déterminer.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Gastro-entérite à éosinophiles, Colite à éosinophiles, Œsophagite à éosinophiles, Pathologie gastro-intestinale à éosinophiles, Maladie auto-immune, Syndrome de Sjögren, Lupus érythémateux systémique
Plan
| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article mais la référence anglaise de Joint Bone Spine avec le DOI ci-dessus. |
Vol 83 - N° 6
P. 422-427 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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