Analyse des modifications du signal IRM du plexus brachial chez le rat – étude comparative avant et après congélation - 03/01/17
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Résumé |
Le but de cette étude est d’analyser les modifications de l’intensité du signal en IRM du plexus brachial et des muscles adjacents après un cycle de congélation–décongélation chez le rat. Nous avons choisi ce modèle afin d’approximer les modifications du signal IRM des structures nerveuses et musculaires au sein des pièces anatomiques conservées par congélation. En effet, la congélation entraîne des lésions cellulaires liées à la formation de cristaux de glace, différentes selon le type de cellule, dépendantes de la vitesse et de la profondeur du refroidissement. Nous avons réalisé des examens IRM sur 5 rats Wistar sains sacrifiés, avant et après un cycle de congélation (−30°C)–décongélation. Le cycle comprenait une phase de refroidissement lent, une conservation à −30°C pendant 7jours, puis une phase de décongélation à température ambiante. Nous avons utilisé pour l’acquisition des images IRM un aimant 7 Tesla et réalisé des séquences RARE. Nous avons calculé l’intensité moyenne du signal mesuré au sein du muscle et du plexus brachial à chaque étape. L’étude de l’intensité du signal avant et après un cycle de congélation retrouvait pour chaque individu des variations similaires avec un gain d’intensité au niveau musculaire (+46 % en moyenne, écart-type : 30 %) et une perte d’intensité au niveau du plexus brachial (−18 % en moyenne, écart-type : 10 %). Nos résultats montrent l’influence du poids sur l’amplitude des variations de l’intensité du signal IRM. Les variations de signal observées concordent avec les résultats de l’étude histologique des modifications cellulaires liées à la congélation retrouvée dans la littérature - l’augmentation de l’intensité au niveau musculaire est liée à l’augmentation du volume et de la mobilité de l’eau+au niveau nerveux, la diminution d’intensité est liée à la déshydratation axonale et à la désorganisation myélinique. Les principales variations interindividus sont liées à des différences de poids et de durée de décongélation. Cette étude nous a permis d’identifier les variations d’intensité de signal IRM liées à un cycle de congélation–décongélation, au niveau musculaire et nerveux, chez le rat, et de mettre en évidence l’influence du poids sur les variations d’intensité de signal.
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Vol 35 - N° 6
P. 479-480 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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