Comment gérer les risques en médecine nucléaire et radiothérapie, selon les guides 11 et 16 de l’ASN ? - 24/04/18
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Résumé |
Contexte |
L’utilisation des rayonnements ionisants est indispensable dans le domaine médical. Toutefois, ces rayonnements peuvent présenter un risque pour le patient ainsi que les professionnels de santé. Selon le rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015 « 525 ESR ont été enregistrés dont 220 ont concerné la radiothérapie ou la curiethérapie, 123 la médecine nucléaire, 100 la scanographie et 22 la radiologie interventionnelle ». Les guides 11 et 16 de l’ASN décrivent le processus de gestion des risques à mettre en place dans les établissements de santé, basé sur le retour d’expérience à travers la déclaration et l’analyse des évènements significatifs enregistrés.
Méthode |
La RMP (Risk Management Platform) est utilisée en routine clinique dans les services de radiothérapie et de médecine nucléaire du groupe SENY. Le processus de gestion des risques est intégré à la pratique clinique, selon deux méthodes. Une méthode préventive, grâce à l’outil AMDEC, permettant d’identifier les potentiels modes de défaillance, d’analyser leurs causes et leurs conséquences. Les risques les plus importants sont identifiés grâce au calcul de leur criticité. Afin de réduire ces risques, des plans d’action sont mis en place. La comparaison de la criticité résiduelle à celle espérée permet de confirmer l’efficacité du plan d’action mis en place. Au niveau du Groupe SENY, une mise à jour de l’AMDEC se fait tous les ans. Une méthode corrective, basée sur le retour d’expérience et la mise en place de CREx (comité de retour d’expérience), se base sur les déclarations de tous les évènements précurseurs ou indésirables survenus dans les services. La criticité est aussi calculée pour chaque évènement et les plus critiques sont analysés en étudiant la chronologie des faits, les causes et les conséquences de ces évènements. Cette analyse est assistée par un outil statistique. Des actions correctives et préventives sont déterminées lors des réunions CREx mensuelles avant d’être mises en place.
Conclusion |
Notre retour d’expérience lié à l’utilisation de la plateforme RMP en routine clinique au niveau du Groupe SENY, nous a permis d’assurer une conformité aux guides no 11 et 16 de l’ASN, une gestion des risques en temps réel, une assistance de nos professionnels de santé dans les démarches administratives, déclaratives et réglementaires, ainsi qu’une amélioration continue de la qualité et la sécurité des soins.
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Plan
Vol 42 - N° 3
P. 180-181 - mai 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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