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Augmentation des signalements de complications liés à l’usage de cocaïne rapporté au FAN entre 2010 et 2017 - 10/05/18

Doi : 10.1016/j.toxac.2018.04.083 
M. Vincent 1, C. Eiden 1, , C. Serrand 2, A. Serre 1, N. Richard 3, M.-C. Picot 2, A. Daveluy 1, H. Peyrière 1
et le

Réseau national d’addictovigilance

1 Réseau national d’addictovigilance, France 
2 Unité de recherche clinique et d’épidémiologie, université de Montpellier, CHU de Montpellier, Montpellier, France 
3 ANSM, Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, 93285 Saint-Denis, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

La cocaïne est la deuxième substance psychoactive la plus consommée après le cannabis (estimation à 18,2 million de consommateurs au niveau mondial) [1]. Disponible sous la forme poudre (chlorhydrate) ou crack (free base), l’usage peut provoquer des complications psychiatriques et somatiques sévères. En août 2017, un message d’alerte rapide sanitaire (MARS) sur l’augmentation du nombre et de la sévérité des intoxications liées à cette consommation a été diffusé aux professionnels de santé. Une évaluation des risques liés à l’usage de la cocaïne a été confiée au centre d’addictovigilance de Montpellier.

Méthodes

Une analyse des données issues des outils pharmaco-épidémiologiques du réseau des centres français d’addictovigilance (NOTS, OPPIDUM, DRAMES) a été réalisée.

Résultats

Au total, 1486 cas ont été rapportés entre 2010 et 2017 (75 % d’hommes), avec une augmentation significative de la fréquence des cas graves (p<0,0001) (Fig. 1).

Le mode de consommation est principalement par voie nasale (51 %, 481 cas), injectable (31 %, 297 cas) ou inhalée (25 %, 240 cas). Même si la forme cocaïne poudre est majoritaire (69 %), la proportion de consommation de crack (free base) par voie inhalée augmente. Une polyconsommation est notée pour la moitié des cas (hors alcool), une co-ingestion d’alcool pour 60 %. Les complications décrites sont psychiatriques (35 %), cardiovasculaires (30 %), neurologiques (27 %), infectieuses (12 %), respiratoires (8 %), ou ORL (3 %). Concernant le programme OPPIDUM, en 2016, 15,9 % et 2,4 % des sujets inclus dans l’enquête ont consommé de la cocaïne ou du crack la semaine précédente. Concernant le programme DRAMES, on observe une augmentation des cas de décès directement imputable à la cocaïne à partir de 2014.

Conclusion

L’ensemble des données font état d’une augmentation des cas déclarés graves ou d’hospitalisations suite à des complications en lien avec la consommation de cocaïne.

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Vol 30 - N° 2S

P. S62-S63 - juin 2018 Retour au numéro
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