Implication du polymorphisme A218C du gène de la tryptophane hydroxylase 1 (TPH1) dans la dépression chez les diabétiques type 2 - 25/08/18
, I. Marbouk, Dr c, F. Neffati, Pr b, A. Omezzine, Pr c, M.F. Najjar, Pr bRésumé |
Objectif Étudier l’implication du polymorphisme A218C du gène de la tryptophane hydroxylase 1 (TPH1) dans la dépression chez les diabétiques type 2 (DT2).
Matériels et méthodes |
L’étude du polymorphisme A218C (203 DT2 et 65 contrôles) a été réalisée par PCR-RFLP. L’évaluation de la dépression a été effectuée par l’inventaire de Beck.
Résultats |
La répartition des génotypes de TH1 entre déprimés (n=79) et non déprimés (n=196) n’est pas significative (p=0,469) avec des fréquence de 14,3 %, 45,9 % et 39,8 % (non déprimés) et 10,1 %, 43,0 % et 46,8 % (déprimés) respectivement pour les génotypes AA, AC et CC. Le risque de développer une dépression est élevé chez les DT2 (OR=18,851) indépendamment du polymorphisme A218C (OR=1,1991). Les variations de l’inventaire de Beck chez les DT2 en fonction des génotypes ne sont pas significatives. Aucun sujet portant le génotype AA n’a montré de dépression sévère ou modérée.
Discussion |
Les résultats des fréquences génotypiques se rapprochent des études de Serretti et al. (AmJ Med Genet 2002). La présence de l’allèle C ne semble pas prédisposer à la dépression mais semble prédisposer à des syndromes plus sévères de la dépression, résultats qui varient dans le même sens que certains auteurs qui rapportent un effet protecteur de l’allèle A. Certains auteurs ont rapporté une association significative de ce polymorphismeet la dépression majeure (Viikki et al. Neurosc Lett 2010). Ces résultats peuvent être expliqués par l’absence de la forme majeure de dépression dans notre population et par des différences ethniques.
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Vol 79 - N° 4
P. 269 - septembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
