Rhabdomyolyse sévère révélant une myopathie hypothyroïdienne d’origine auto-immune - 25/08/18
Résumé |
Introduction |
Les manifestations musculaires sont fréquentes au cours de l’hypothyroïdie, mais la myopathie thyroïdienne est souvent limitée à des myalgies, des crampes et une asthénie. La myolyse est souvent modérée. Nous rapportons le cas d’une myopathie sévère dans le cadre d’une thyroïdite de Hashimoto.
Observation |
Patiente de 37 ans, sans antécédent notables, admise pour des myalgies, faiblesse musculaire et crampes. Pas de notion de traumatisme ni de prise médicamenteuse. À l’examen physique, on constatait un ralentissement psychomoteur et une grosse langue. La palpation thyroïdienne était sans anomalies. À la biologie, il y avait un taux élevée CPK à 5057UI/L. Le bilan thyroïdien a confirmé l’hypothyroïdie avec un taux élevé de TSH=266μIU/mL (0,4–4μUi/mL) et un faible taux de FT4=0,43pmol/l (10,6–21pmol/l). L’échographie thyroïdienne a révélé un goitre hétérogène avec une importante vascularisation. Le bilan immunologique a mis en évidence des anticorps antithyroglobuline et des anticorps antiperoxydase. Le diagnostic d’une hypothyroïdie auto-immune a été retenu et la patiente a été traité par du L thyroxine. L’évolution était favorable sur le plan clinique et biologique.
Discussion |
Une myopathie sévère avec une élévation majeure de la CPK doit inciter à chercher une hypothyroïdie bien que ce soit une cause rare, ce qui justifie le contrôle du bilan thyroïdien au cours de toute lyse musculaire. L’hypothyroïdie apparaît donc, comme une authentique cause de rhabdomyolyse. Le traitement hormonal substitutif permet la résolution des signes musculaires et la normalisation des enzymes musculaires.
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Vol 79 - N° 4
P. 384 - septembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

