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Les craniopharyngiomes - 27/03/08

Doi : 10.1016/j.ando.2007.08.001 

R. Van Effenterre,

A.-L. Boch

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Cet article est publié en partenariat avec Orphanet et disponible sur le site www.orpha.net. © 2007 Orphanet. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

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Résumé

Résumé

Le craniopharyngiome est une tumeur épithéliale bénigne rare, prenant naissance au niveau de la tige pituitaire ou de l'hypophyse et se développant dans la région sellaire et suprasellaire. Son incidence est de 0,5 à deux nouveaux cas par an et par million d'habitants. D'origine embryonnaire, elle affecte autant les adultes que les enfants. Le tableau clinique peut être fait de troubles endocriniens évoquant un hypopituitarisme, de troubles ophtalmologiques, de signes d'hypertension intracrânienne et de signes neurologiques focaux annexes. Les signes révélateurs sont souvent une amblyopie et des signes d'hypertension intracrânienne chez l'enfant, un retard de croissance ou un retard pubertaire chez l'adolescent, des troubles visuels ou des troubles mentaux chez l'adulte. Le diagnostic repose sur l'IRM et le scanner, montrant une tumeur endo- et/ou suprasellaire, calcifiée dans la moitié des cas. La tumeur peut être classée par rapport aux structures anatomiques de voisinage, selle turcique et diaphragme sellaire, chiasma optique, troisième ventricule, infundibulum et tige pituitaire. Ces classifications permettent de comparer les séries puisque le développement anatomique conditionne en grande partie les difficultés chirurgicales. Le traitement fait encore l'objet de débats. La chirurgie radicale est logique devant cette tumeur extracérébrale bénigne. Il s'agit, cependant, d'une chirurgie majeure, compte tenu des rapports anatomiques sensibles. Actuellement, de grands progrès ont été réalisés, permettant d'obtenir une exérèse totale dans 60 à 70 % des cas, subtotale dans 20 à 30 % des cas, partielle dans 10 % des cas. En cas d'exérèse incomplète, la radiothérapie diminue le risque de récidive. La récidive est le risque évolutif principal de cette maladie. Elle survient dans 15 % des exérèses totales, 35 % des exérèses subtotales, 70 % des exérèses partielles. Si elle n'a pas été pratiquée à la prise en charge initiale, la radiothérapie est le traitement électif à ce stade. Elle permet de guérir 80 % des patients qui ont récidivé. Un suivi prolongé est nécessaire, s'agissant d'une maladie laissant souvent des séquelles endocriniennes (panhypopitutarisme, surpoids), visuelles et, surtout chez l'enfant, neuropsychologiques, et exposant à des récidives tardives. Grâce à une prise en charge adaptée, l'évolution est finalement favorable chez 80 % des patients, permettant le retour à une vie active normale.

Abstract

Abstract

Craniopharyngiomas are rare benign epithelial tumors, arising from the pituitary stalk or gland and developing in the sellar and suprasellar region, affecting both adults and children. Incidence is 0.5 to 2 new cases per million inhabitants. Clinical features essentially include visual disturbances, endocrine deficiencies, and neurological signs. Initial signs are often visual loss and increased intracranial pressure in children, growth and pubertal delay in teenagers, visual disturbances or cognitive impairment in adults. Diagnosis is made on MRI and CT scan, demonstrating a sellar or suprasellar tumor, heterogeneous, with frequent calcifications. Craniopharyngiomas can be classified depending on their locations from the sella, the diaphragma sellae, and upon their origins from the pituitary stalk or the infundibulum. They can also be classified depending on the location from the optic chiasm and the third ventricle. This classification allows surgical series comparison, which is of importance since developments and extensions of the tumor can explain surgical difficulties. The management of this lesion is still controversial. Because it is an extra-cerebral benign lesion, the ideal goal of treatment should be complete tumor removal with improvement of altered visual functions, minimal deterioration of endocrine function, and no neuropsychological impairment. But the situation of the tumor, its relationship with third ventricle, hypothalamus, optic tract, vascular structures make its removal often difficult. However, great progresses have been realized in surgical treatment, resulting in a dramatic improvement of the prognosis of craniopharyngiomas. Nowadays, one can expect total removal in 60 to 70% of patients, subtotal removal in 20 to 30%, and partial removal in 10%. When total removal is impossible, radiotherapy may reduce the risk of a poor evolution. Recurrences are a problem in 15% of patients with total removal, 35% in subtotal removal, 70% in partial removal. If radiotherapy has not been performed as first treatment, it is efficient in 80% of recurrences. Long term follow up is necessary in these patients, due to medical management of endocrine, visual and psychological problems, and risk of late recurrence. With close involvement in this management, most of patients may enjoy a good outcome, 80% being able to return to normal active life.


Mots clés : Craniopharyngiome , Hypertension intracrânienne , Voies optiques , Retard de croissance , Retard pubertaire , Chirurgie trans-sphénoïdale , Chirurgie endocrânienne , Radiothérapie

Keywords: Craniopharyngioma , Cranial hypertension , Optic pathway , Growth delay , Delayed puberty , Trans-sphenoidal surgery , Endocranial surgery , Radiotherapy


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Vol 68 - N° 6

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