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Mort inattendue du nourrisson - 13/03/20

[8-1035]  - Doi : 10.1016/S1634-6939(20)41374-2 
K. Levieux a,  : Coordonnateur scientifique de l'Observatoire national des morts inattendues du nourrisson [OMIN], H. Patural b
a Service des urgences pédiatriques, Centre de référence mort inattendue du nourrisson, CHU de Nantes, 9, quai Moncousu, 44093 Nantes, France 
b Service de réanimation pédiatrique, Centre de référence mort inattendue du nourrisson, CHU de Saint-Étienne, 42055 Saint-Étienne, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Saturday 14 March 2020

Résumé

La « mort inattendue du nourrisson » (MIN) définie comme « le décès subit d'un enfant âgé de 1 mois à 1 an, jusqu'alors bien portant alors que rien dans ses antécédents connus ni dans l'histoire des faits ne pouvait le laisser prévoir », est la première cause de mortalité infantile dans les pays développés ; 70 % des décès surviennent avant les six mois de l'enfant. Au terme d'un bilan étiologique exhaustif incluant une autopsie à visée scientifique, cette MIN pourra être attribuée à une origine médicale, malformative, génétique, infectieuse, accidentelle ou traumatique. C'est seulement en l'absence d'explication (environ 50 % des cas) qu'une MIN pourra être classée en mort subite du nourrisson (MSN). Une combinaison de différents facteurs causaux est parfois retrouvée. Le modèle du « triple risque » est régulièrement avancé, associant : un enfant vulnérable de par sa naissance (prématurité, petit poids de naissance, prédisposition génétique, etc.) ; une période critique de son développement entre 0 et 6 mois lorsqu'une immaturité neurologique, autonomique, respiratoire et cardiaque est prédominante ; une exposition à des facteurs externes ou environnementaux de « stress » (décubitus ventral ou latéral, tabagisme passif, couchage sur une surface inadaptée, objets dans le lit, infections, etc.). Il n'y a cependant pas de place pour la fatalité face à ces évènements tragiques. Les travaux scientifiques doivent se poursuivre pour rechercher une vulnérabilité particulière. On estime actuellement que 50 % des MIN seraient évitables si les simples recommandations de couchage dorsal strict et d'environnement sécure étaient respectées. La prévention est fragile mais efficace, même si son succès rend moins visible le problème qu'elle combat au risque de penser qu'il a disparu.


Mots-clés : Mort inattendue du nourrisson, Mort subite du nourrisson, Environnement de couchage, Décubitus dorsal, Prévention


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