Peste : perception, connaissance, contraintes de prise en charge dans un pays subsaharien - 22/08/20
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Résumé |
Introduction |
Une épidémie de peste sans précédent a envahi une ville d’un pays subsaharien en 2017, responsable de 2119 cas suspects et un taux de décès de 8,6 %. L’échec de la lutte contre ce fléau par le programme national du pays nous a incité à déterminer la perception, la connaissance et les contraintes de prise en charge de cette maladie par la population. Ces éléments sont indispensables pour l’implication et la participation communautaire dans la lutte.
Matériels et méthodes |
Il s’agit d’une étude descriptive transversale, réalisée dans la capitale du pays pendant 2 mois, incluant toutes personnes âgées de plus 18 ans après un échantillonnage en grappe sur les 192 divisions administratives. Les données ont été traitées sur logiciel : Epi-Info7.1®.
Résultats |
Parmi les 210 individus interrogés : 40,7 % (85) n’arrivaient pas à expliquer l’origine de la peste et 18,57 % (39) ne croyaient pas en son existence. Près de 1 % (2) ont considéré la peste comme une punition divine et 1,90 % (4) comme une maladie héréditaire. Dix pour cent (21) ont cru que la peste est une maladie des pauvres. Cependant, plus de 90 % (189) ont connu la gravité, la contagiosité, le mode de transmission, les signes cliniques de la maladie. La lutte contre les rats a été connue par 95,23 % (200) des enquêtés mais seulement 49,52 % (104) la pratiquaient. La lutte contre les puces vectrices a été connue par 58 % (122) de la population d’étude et 3,3 % (7) la pratiquaient. Le traitement injectable, l’isolement des cas suspects, la limitation de la manipulation, l’absence de veillée mortuaire, l’incinération du cadavre, l’inhumation hors caveau familial et la non exhumation ont été refusés respectivement dans 17,14 % (36) ; 4,28 % (9) ; 6,66 % (14) ; 8,54 % (18) ; 22,38 % (47) ; 11,42 % (24) et 14,28 % (30) des cas.
Conclusion |
Malgré une bonne connaissance de la manifestation et de la gravité de la maladie par la population, l’échec de la lutte a été surtout lié à une faible participation communautaire dans la lutte, des perceptions erronées de la maladie et à des barrières culturelles sur sa prise en charge.
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Vol 50 - N° 6S
P. S111-S112 - septembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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