Hyperprolactinémie et thrombose veineuse profonde : cause ou association fortuite ? - 30/09/20
, S. Daada, Dr, S.K. Taieb, Dr, S. Tahri, Dr, M. Kechida, Pr, S. Hammemi, Pr, R. Klii, Pr, I. Kochtali, PrRésumé |
Introduction |
L’hyperprolactinémie était récemment considérée comme un nouveau facteur de risque thromboembolique. Nous rapportons un cas illustrant cet état pathologique.
Observation |
Une patiente âgée de 31 ans, suivie depuis 2 ans pour un utérus polymyomateux pour laquelle elle avait subit une hystérectomie subtotale, était admise dans notre service pour prise en charge d’une thrombose veineuse profonde du membre inférieur gauche proximale et étendu de la veine poplitée jusqu’à la veine fémorale commune. Aucun signe clinique orientant vers une vascularite systémique n’était retrouvé. Un bilan étiologique ayant comporté un bilan de thrombophilie constitutionnel et acquise et un bilan immunologique sont redevenus normal. Par ailleurs, une hyperprolactinémie à 1033 mUI/L était découverte, le complément d’exploration par IRM hypophysaire objectivé un microadénome hypophysaire para-médian gauche faisant 3mm. La patiente était mise sous anti-vitamines K et cabergoline. L’évolution était marqué par la baisse de la prolactinémie (200 mUI/L).
Discussion |
Diverses situations induisant une hyperprolactinémie comme la grossesse, le post-partum et la prise de pilule œstro-progestative sont associées à un risque thromboembolique. Une étude hollandaise comparant 187 patients ayant présenté un premier épisode de phlébite à 374 contrôles avait objectivé une moyenne des taux de prolactine significativement plus élevée chez les patientes présentant une phlébite que chez les contrôles.
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Vol 81 - N° 4
P. 305 - septembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
