Connaissances de 3 pathologies vectorielles à tique auprès de médecins - 03/08/21
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Résumé |
Introduction |
L’encéphalite à tique (TBE) est une zoonose surtout transmise à l’Homme par piqûre de tique. En France depuis 2016, une recrudescence de cas est observée, notamment en Alsace principal foyer épidémique. Cette pathologie est inégalement connue des médecins. Nous nous sommes intéressés à la connaissance de 3 maladies vectorielles à tique, dont la TBE, parmi des médecins d’un CHU du Grand-Est.
Matériels et méthodes |
Du 02/02 au 06/03/2020, un questionnaire a été diffusé à plusieurs services d’un CHU du Grand-Est. Le questionnaire portait sur des connaissances générales sur la TBE, l’anaplasmose et la babésiose.
Résultats |
Au total, 219 médecins ont reçu le questionnaire dont 49 ont répondu (taux de réponse : 22,4 %). Les répondants étaient : internes (n=30), AHU/ACC (n=8), PH (n=8), PU-PH (n=3). Les spécialités les plus représentées étaient : la pédiatrie (19 %), la neurologie (18 %) et l’infectiologie (16 %). Le second cycle d’études médicales avait été réalisé à Strasbourg dans 49 % des cas, ailleurs dans le Grand-Est dans 22 % des cas et ailleurs en France dans 26 % des cas. Tous les répondants avaient entendu parler de la TBE, seuls 57,1 % connaissaient l’anaplasmose et 65,3 % la babésiose. La TBE était abordée lors du second cycle dans 44,9 % des cas, l’anaplasmose dans 21,4 % des cas, la babésiose dans 40,6 % des cas. Au cours de l’internat, les répondants ont été confrontés à la TBE dans 55,1 % des cas, l’anaplasmose dans 60,7 %, la babésiose dans 50 %. Au cours du post-internat, ils ont été confrontés à la TBE dans 32,7 %, l’anaplasmose dans 46,4 % et la babésiose dans 37,5 %.
Concernant la TBE, mieux connue des participants, si 98 % d’entre eux connaissaient le mode de transmission par piqûre de tique, 1 seul a évoqué la transmission par produit laitier. L’agent pathogène évoqué était un virus dans 79,6 % des cas, une bactérie dans 16,3 % des cas. La distribution saisonnière de l’infection était connue de 88 % des répondants, mais seuls 55 % considéraient l’Alsace comme une zone endémique. Pour 84 % des sondés la méningoencéphalite était la manifestation neurologique la plus fréquente. Pour 47 % d’entre eux seulement, le diagnostic reposait sur la sérologie et 20 % ignorait les modalités du diagnostic virologique. Si 76 % des répondants savaient qu’un vaccin était disponible en France, seuls 45 % en connaissaient les indications.
Conclusion |
Si tous les répondants ont entendu parler de la TBE, beaucoup en connaissent mal l’épidémiologie et le diagnostic, bien qu’exerçant dans la principale région endémique en France. La babésiose et l’anaplasmose étaient bien moins connues des médecins sondés.
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Vol 51 - N° 5S
P. S134-S135 - août 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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