Dose du méthotrexate et combothérapie dans la polyarthrite rhumatoïde - 27/11/21
Résumé |
Introduction |
D’après les recommandations de l’European League Against Rheumatism (EULAR) et de l’American College of Rheumatology (ACR) pour la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde (PR), le méthotrexate (MTX) doit être envisagé comme traitement de première ligne sauf en cas de contre-indications ou d’intolérance précoce. Il est préconisé du fait de son efficacité, de sa relative bonne tolérance et de son coût modéré. L’objectif de ce travail a été d’analyser la variation de la posologie durant les 6 premiers mois de combothérapie, de déterminer la proportion de patients ayant maintenu une posologie 15mg/semaine à 1 an et de comparer les fluctuations de la dose du MTX en fonction de l’AMM du biologique en monothérapie.
Patients et méthodes |
Nous avons réalisé une étude transversale descriptive de 56 patients atteints de PR répondant aux critères de l’ACR 2010.
Résultats |
Il s’agissait de 56 patients : 93 % femmes et 7 % hommes d’âge moyen de 46,74 ans avec une durée moyenne d’évolution de la maladie de 14,74 ans. Parmi les patients, 47,62 % étaient sous MTX pris depuis 6,55 ans avec une dose moyenne de 13,03mg/semaine. Parmi les patients, 31,25 % sont passés à la voie injectable du fait de l’effet indésirable digestif le plus souvent. En association avec le rituximab chez 28 patients, avec le tocilizumab chez 19 patients et avec les anti-TNF chez 9 patients. La dose moyenne à l’initiation du MTX était de 16,03mg/semaine avec seulement 26,19 % des patient ayant reçu la dose optimale (soit un peu plus d’un tiers ayant reçu une dose 15mg/semaine). Cette posologie du MTX à 6 mois de combothérapie a subi plusieurs fluctuations, la dose était : inchangée chez 31 %, augmentée chez 31 %, diminuée dans 38,09 % des cas. Le MTX a été arrêté dans 52,38 % des cas. La proportion de maintien à 1an du MTX à une posologie 15mg/semaine était de 37,83 % sans différence significative concernant la voie d’administration. La proportion de dose inchangée à 1 an était de 32,43 %. Lors de la comparaison entre les 2 groupes selon l’AMM du biologique en monothérapie : une différence significative a été retrouvée concernant l’arrêt du MTX (63,15 % vs 43,47 %), cependant sans différence significative concernant la diminution de la dose (44,44 % vs 34,78 %).
Conclusion |
Le MTX est diminué ou arrêté chez un patient sur trois devant l’obtention d’une rémission ou le faible niveau d’activité dans l’année suivant la combothérapie. La désescalade MTX est plus fréquente lorsque le biologique dispose d’une AMM monothérapie. Néanmoins un an plus tard, plus du tiers des patients a gardé une dose inchangée. Notons que l’utilisation du MTX était sous-optimale avant l’instauration de la biothérapie. De même, si le MTX a été arrêté il y a plusieurs années il semble intéressant de le reprendre en combothérapie.
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Vol 88 - N° S1
P. A170 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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