Efficacité de différents suppléments de vitamine D dans l’ostéoporose post-ménopausique - 27/11/21
Résumé |
Introduction |
Le rôle de la vitamine D dans le métabolisme osseux et la santé osseuse est sans équivoque, comme le démontre globalement la littérature. On sait cependant que de faibles niveaux de vitamine D sont fréquemment rapportés dans la population, il est donc essentiel de déterminer la forme la plus efficace de supplémentation en vitamine D. Malgré les diverses formulations et schémas posologiques existants, il n’est toujours pas clair s’il existe une différence significative entre l’efficacité de la supplémentation avec différents médicaments pour augmenter les valeurs sérums de 25-hydroxyvitamine D [25(OH)D].
Matériels et méthodes |
Étude de cohorte rétrospective, réalisée chez des femmes ménopausées suivies en consultation de rhumatologie d’un hôpital tertiaire avec ostéoporose densitométrique sous supplémentation en vitamine D. Les caractéristiques démographiques et cliniques ont été évaluées, telles que le type de supplément (D2 et D3), la fréquence de supplémentation (quotidienne et mensuelle), les médicaments anti-ostéoporotiques, les taux de [25(OH)D], de calcium et albumine, phosphore, magnésium, PTH (mesurée à 0, 6, 12 et 24 mois), existence d’épisodes fracturaires sous supplémentation, et valeurs de densité minérale osseuse et de T score au rachis lombaire et fémur+col fémoral (mesurée à 0 et 24 mois). La comparaison entre les groupes (supplémentation quotidienne vs mensuelle, D2 vs D3) a été réalisée à l’aide du test Mann–Whitney U ; des analyses de régression ont été effectuées pour identifier les prédicteurs du risque de fracture.
Résultats |
Un total de 72 patients ont été inclus, avec un âge médian de 65±14 ans, dont 32 (44,4 %) avec une ostéoporose fracturée. Quarante-sept (65,3 %) ont commencé la supplémentation avec D3 et 25 (34,7 %) avec D2 ; trente-sept patients (51,4 %) prenaient une supplémentation quotidienne et 35 mensuellement (48,6 %). La ligne de base [25(OH)D] était similaire dans les groupes qui ont commencé la supplémentation (quotidiennement 21±12 vs mensuel 21±12, p=0,741 ; j3 21±14, j2 21,7±7, p=0,758). Les taux de [25(OH)D] étaient significativement plus élevés dans le groupe sous supplémentation quotidienne que mensuelle (36±20 vs 30±13, p=0,031), avec une tendance vers des taux plus élevés avec D3 vs D2 (35±22 vs 30±13, p=0,130). Il y a eu 9 fractures chez les patients sous traitement (12,5 %), sans différence statistiquement significative concernant les groupes quotidien vs mensuel ou j3 vs j2. Des analyses de régression nous ont permis de vérifier que l’âge (OR : 1108, IC95 % : 1,015–1,211 ; p=0,022) et [25(OH)D] à 6 mois (OR : 1,070, IC95 % : 1,012–1,131 ; p=0,017) sont prédicteurs du risque de fracture. En effectuant une analyse comparative des taux de vitamine D à 6 mois, il a été constaté que ceux-ci étaient plus élevés chez les patients ayant reçu des suppléments quotidiens vs mensuels (35±14 vs 31±18, p=0,071) et qui ont reçu D3 vs D2 (35±17 D2 31±19, p=0,154).
Conclusion |
Dans cette cohorte, nous avons constaté que la supplémentation quotidienne était plus efficace pour augmenter les taux sériques de vitamine D dans une population souffrant d’ostéoporose post-ménopausique. Les résultats suggèrent que l’âge et les niveaux de vitamine D à 6 mois peuvent être des prédicteurs du risque de fracture ultérieure. Il y avait une différence statistiquement significative avec la supplémentation quotidienne à 6 mois par rapport à la supplémentation mensuelle, et une tendance globale pour des niveaux plus élevés avec de la vitamine D3 et un dosage quotidien. Ces résultats devront cependant être confirmés de manière plus robuste.
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Vol 88 - N° S1
P. A178-A179 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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