La polyarthrite du sujet âgé : quelles particularités ? - 27/11/21
Résumé |
Introduction |
Avec l’augmentation de l’espérance de vie, la prévalence de la polyarthrite rhumatoïde (PR) du sujet âgé (survenant après l’âge de 65 ans) tend à augmenter.
Le but de ce travail était d’étudier les particularités cliniques biologiques et évolutives de la PR du sujet âgé.
Patients et méthodes |
Étude transversale comparative ayant inclus 115 patients atteints de PR répondant aux critères ACR/EULAR 2010 dans un service de rhumatologie durant une période de 10 ans (2010–2020). Ces patients ont été répartis en 2 groupes :
– G0 : 88 sujets âgés de moins de 65 ans ;
– G1 : 27 patients âgés de 65 ans ou plus.
Pour ces 2 groupes nous avons recueillis les données suivantes : l’âge, le sexe, les comorbidités, le mode de début, les manifestations extra-articulaires, la présence ou non de FR et/ou ACPA, VS, CRP, DAS28VS, DAS28CRP, le retentissement fonctionnel (HAQ), le recours aux méthotrexate, à la corticothérapie et à la biothérapie.
Résultats |
L’âge moyen était de 51,3±9,4 ans dans G0 et 72±5 ans dans G1. Une prédominance féminine a été noté dans les 2 groupes (77 % dans G0 vs 78 % dans G1). Il y avait plus de comorbidités dans G1 par rapport G0 (37 % vs 22 % p=0,01). En ce qui concerne le mode de début des symptomatologies, le mode poly articulaire était le mode de début le plus fréquent noté dans les 2 groupes (81 % de G0 vs 89 % de G1 p=0,5). Pour les manifestations extra-articulaires de la PR, l’atteinte oculaire a été observée dans 35 % de G0 et 30 % de G1 (p=0,6), l’atteinte cardiaque a été observé dans 7 %de G0 et 11 % de G1 (p=0,34), l’atteinte pulmonaire a été observée dans 23 % de G0 et 35 % de G1 (p=0,1) et la présence de nodule rhumatoïde a été noté dans 10 % de G0 et 18 % de G1 (p=0,2). Le facteur rhumatoïde FR était positif dans 52 % de G0 et 58 % de G1 (p=0,35). Les anticorps anti-protéines citrullinés (ACPA) étaient positives dans 75 % de G0 et 73 % de G1 (p=0,85). En ce qui concerne les marqueurs biologiques, une légère élévation non significative de la VS dans G1 par rapport G0 (55±35mm vs 45±33mm, p=0,23). Les taux de CRP étaient similaires dans les 2 groupes avec 32,3±47mg/L pour G0 vs 32,4±41mg/L pour G1 (p=0,92). Les PR à début tardif avaient une activité de maladie initiale significativement plus forte avec un DAS28VS moyen à 5,6 pour G1 par rapport G0 ayant un DAS28VS moyen à 4,9 (p=0,025) et un DAS28CRP moyen respectivement à 4,9 et 4,2 avec (p=0,018). Concernant le retentissement fonctionnel (HAQ), il n’avait pas une différence significative entre les 2 groupes (1,3±0,9 pour G0 et 1,7±0,9 pour G1, p=0,25). Le méthotrexate était utilisé de première intention dans G0 98 % et G1 96 % (p=0,642). Un recours à la corticothérapie était noté dans 92 % de G0 et 100 % de G1 (p=0,14). L’utilisation des biothérapies étaient également signalés dans 48 % de G0 et 36 % de G1 (p=0,562).
Conclusion |
Une activité plus élevée de la polyarthrite rhumatoïde chez les patients ayant une PR du sujet âgé pourrait participer dans l’augmentation de la fréquence des comorbidités, notamment cardiovasculaires. En revanche, la PR du sujet âgé n’est pas aussi différente de la PR du sujet « non âgé ».
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Vol 88 - N° S1
P. A181-A182 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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