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Éclaircissement dentaire - 26/08/22

[28-636-A-10]  - Doi : 10.1016/S1877-7864(22)45533-9 
V. Pilliol, Assistante hospitalo-universitaire, B. Ballester, Maître de conférences des Universités, praticien hospitalier, T. Baudinet, Assistant hospitalo-universitaire, G. Aboudharama, Maître de conférences des Universités, praticien hospitalier, E. Terrer, Professeure des Universités, praticien hospitalier
 École de médecine dentaire, Aix-Marseille Université, AP-HM, 27, boulevard Jean-Moulin, 13385 Marseille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Les techniques d'éclaircissement dentaire sont connues depuis plus de 150 ans. Elles ont toutefois connu de nombreuses évolutions. Avant de poser l'indication d'un éclaircissement sur dents vitales ou non vitales, il est indispensable d'en connaître l'étiologie. Par la suite, il appartient au chirurgien-dentiste de choisir la technique la plus appropriée. Par ailleurs, l'Union européenne a, depuis 2013, limité la concentration en peroxyde d'hydrogène présent ou dégagé entre 0,1 et 6 % pour l'éclaircissement des dents vitales et ces produits sont réservés aux professionnels de la médecine dentaire. Ainsi, le traitement recommandé pour l'éclaircissement des dents vitales est l'utilisation du peroxyde de carbamide à 10 ou 16 % sous forme de gel qui est déposé dans des gouttières. Celles-ci sont portées la nuit ou quelques heures dans la journée, le traitement s'effectue sur plusieurs semaines. Un gain de deux teintes minimum est attendu pour considérer le traitement comme efficace. Concernant les dents non vitales, le perborate de sodium par voie interne était le protocole recommandé jusqu'à sa classification parmi les produits carcinogènes. Son utilisation est donc désormais interdite et il est préférable d'utiliser, toujours par voie interne, du peroxyde d'hydrogène à 35 %. Enfin, les patients ont à leur disposition de nombreux produits en vente libre, dont la concentration limitée en peroxyde d'hydrogène (inférieure à 0,1 %) doit alerter sur leur manque d'efficacité. Ainsi, seul le chirurgien-dentiste reste apte à poser l'indication et à mener à bien un traitement d'éclaircissement dentaire, les patients doivent être sensibilisés au fait qu'il s'agit d'un acte médical et non cosmétique pouvant entraîner des effets indésirables en cas de mésusage.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : Blanchiment dentaire, Dyschromie dentaire, Efficacité, Agents d'éclaircissement dentaire, Législation sur les produits chimiques ou pharmaceutiques


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