LDL cholestérol bas et risque de diabète en population générale : données de la cohorte française CONSTANCES - 25/09/22

Résumé |
Contexte |
Les données génétiques de randomisation mendélienne et celles des essais randomisés avec les statines ont établi un lien potentiel entre les taux bas de LDL cholestérol (LDL-C) et le risque de diabète.
Méthodes |
À partir de la cohorte CONSTANCES, les sujets avec une hypobêtalipoprotéinémie (HBL) définie par un taux spontané de LDL-C<5e percentile de la population pour l’âge et le sexe ont été comparés à ceux ayant des taux normaux de LDL-C (40e<LDL-C≤60e percentile) (CTRL). Les individus sous traitement hypolipémiant et ceux végétaliens ont été exclus. La durée moyenne de suivi était de 4 ans.
Résultats |
Parmi les 205 051 individus de la cohorte CONSTANCES, 6978 HBL (LDL-C moyen : 71 (±15)mg/dL) et 27 863 CTRL (LDL-C : 129 (±16)mg/dL) ont été comparés. L’IMC était plus bas chez les HBL (23,5kg/m2 vs 24,7kg/m2 pour les CTRL). Un antécédent de diabète était plus fréquemment retrouvé dans le groupe HBL (2,95 %) vs CTRL (1,44 %) : Rapport de prévalence=2,05 [IC95 % : 1,73–2,42]. L’incidence des nouveaux cas de diabète durant le suivi était comparable entre les 2 groupes : rapport de densité d’incidence (RDI)=1,11 [0,86–1,43] HBL vs CTRL. Néanmoins, le risque de nouveaux cas de diabète était significativement plus élevé dans les formes sévères d’HBL (LDL-C<1er percentile) : RDI=1,59 [1,03–2,45] vs CTRL, p=0,035.
Conclusion |
Le risque de diabète est augmenté dans l’HBL, validant l’hypothèse d’un lien mécanistique entre LDL-C bas et risque de diabète.
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Vol 83 - N° 5
P. 328 - octobre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
