Est-il possible d’évaluer la pseudopolyarthrite rhizomélique sans CRP ? Concordance et corrélation entre différents scores d’activité DAS-PPR dans la pseudopolyarthrite rhizomélique - 18/12/22
, A. Saraux 2, G. Carvajal Alegria 3, E. Dernis 4, C. Richez 5, M.E. Truchetet 6, D. Wendling 7, É. Toussirot 8, A. Perdriger 9, J.E. Gottenberg 10, R. Felten 11, B. Fautrel 12, L. Chiche 13, P. Hilliquin 14, C. Le Henaff 15, B. Dervieux 16, G. Direz 4, I. Chary-Valckenaere 17, D. Cornec 1, D. Guellec 1, T. Marhadour 1, A. Souki 18, E. Nowak 19, V. Devauchelle Pensec 20Résumé |
Introduction |
Aujourd’hui, le seul score d’activité développé spécifiquement pour la pseudopolyarthrite rhizomélique est le DAS-PPR. Il s’agit d’un score composite calculé grâce à une somme de cinq différents éléments d’intérêt dans la PPR (raideur matinale, élévation des membres supérieurs, évaluation globale du médecin, évaluation de la douleur du patient et la CRP). Cependant, il présente certaines limites car le taux de CRP n’est pas toujours obtenu lors du suivi, et des traitements tels que les antagonistes de l’IL-6 peuvent normaliser la CRP. Des scores dérivés ont été décrits pour éviter ces biais : VS DAS-PPR, Clin DAS-PPR et DAS-PPR imputé mais la concordance et la corrélation entre ces scores sont inconnues. L’objectif de l’étude est de mesurer la corrélation et la concordance du DAS-PPR et du DAS PPR ESR, du Clin DAS-PPR et du DAS-PPR imputé.
Patients et méthodes |
L’étude SEMAPHORE (Safety and Efficacy of tocilizumab versus Placebo in Polymyalgia rHeumatica With glucocORticoid dEpendence, SEMAPHORE), un essai de supériorité randomisé en double aveugle, parallèle, contre placebo chez des patients atteints de PPR, a cherché à savoir si le tocilizumab permettait d’obtenir un taux de faible activité de la maladie plus bas, combiné à un effet significatif d’épargne des glucocorticoïdes par rapport à un placebo, après 24 semaines. Le critère d’évaluation primaire était le DAS-PPR et les critères secondaires évaluaient les différents DAS PPR. En utilisant les coefficients de corrélation, les diagrammes de dispersion et les graphiques de Bland Altman, nous avons évalué la concordance et la corrélation entre chaque DAS-PPR sur l’ensemble de la population pour différents seuils (1,5 ; 7 ; 10 ; 17) à chaque visite.
Résultats |
Au total, 100 patients ont reçu au moins une dose de tocilizumab (49 patients) ou de placebo (51 patients) et ont été inclus dans les analyses de l’inclusion à la semaine 24. Nous avons trouvé une excellente corrélation entre le DAS-PPR et les autres scores, tout au long de l’étude. Les graphiques de Bland Altman utilisant la DAS-PPR comme référence ont montré que les différences sont faibles quelle que soit sa valeur. Les coefficient de corrélation intraclasse étaient tous supérieurs à 0,9 (Tableau 1). Le coefficient ce correlation κ pour les différents seuils était également élevé entre chaque DAS-PPR.
Conclusion |
La corrélation entre les différents scores DAS-PPR avec ou sans CRP est excellente, reflétant le faible poids de la CRP dans l’indice composite de référence. Dans les essais cliniques utilisant des médicaments qui ont un impact élevé sur le taux de CRP, le DAS-PPR ou d’autres peuvent être utilisés.
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Vol 89 - N° S1
P. A110-A111 - décembre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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